(La
majorité des figures est interactive. Cliquez sur chacune d'elle
pour faire apparaître l'image en grande dimension, puis cliquez
sur les images apparues successivement. La dernière image ramène
au texte.)
Les échinodermes (littéralement, peau de hérisson)
sont ainsi nommés car leur derme possède des spicules ou
des plaques calcaires épineuses. Ils constituent un groupe zoologique
marin caractérisé par une symétrie radiaire d'ordre
5 à l'état adulte (symétrie
pentaradiée) (Fig.1). Il suffit de se remémorer
la forme des étoiles de mer de nos vacances d'été
pour en être convaincu. En fait, la morphologie
des échinodermes varie selon les familles et la symétrie
pentaradiée si caricaturale d'une astérie ou d'une ophiure
est moins apparente chez un oursin ou une holothurie. Cette symétrie,
est acquise à la suite d'une métamorphose qui intervient
à la fin du développement embryonnaire et larvaire.
Les échinodermes actuels se divisent en
cinq classes, les échinides
(oursins, encore appelés: "châtaignes de mer"),
les astérides (étoiles
de mer), les holothurides (concombres
de mer), les ophiurides et les crinoïdes
(groupe très ancien considéré comme primitif comparé
aux quatre autres). Les échinodermes existent depuis l'ère
primaire et sont bien représentés dans les roches sédimentaires
à l'état de fossiles.
La classe des échinides est caractérisée par des
animaux souvent globuleux, parfois aplatis,
mais toujours hérissés de piquants.
Ces derniers peuvent affecter des formes et des dimensions variables.
Ils possèdent un squelette calcaire
formé de plaques soudées (test d'oursin) et un appareil
masticateur au pôle oral, appelé : "la
lanterne d'Aristote". Le
squelette est percée d'une multitude d'orifices microscopiques
par lesquels sortent des podia qui
fonctionnent
à la manière de ventouses grâce auxquelles l'oursin
se déplace sur le fond (consulter "Biodiversité des
oursins")
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Figure 1. Deux exemples
d'échinodermes. A gauche, deux oursins (Echinus
sp.).
A droite, une étoile de mer (Marthasterias glacialis). |
L'intérêt des échinodermes
pour les études embryologiques réside dans le fait
que les ovaires de ces animaux peuvent produire des dizaines de
milliers d'ovocytes, ce qui permet d'envisager des études
quantitatives. Leur diamètre est de l'ordre du dizième
de millimètre, ce qui les rend accessibles à l'expérimentateur
sous un simple microscope. Enfin, l'abondance de certaines espèces
sur nos côtes rend leur approvisionnement aisé. Du
point de vue embryologique, les stades du développement sont
faciles à observer. Les étapes successives clairement
séparées ajoutées au faible nombre de cellules
par embryon en font un organisme dont les mécanismes de développement
sont apparemment simples à appréhender. Enfin, chez
Paracentrotus lividus, la chronologie
du développement précoce jusqu'à l'organogenèse
du pluteus ne prend pas plus de trois jours à la température
de 18°C.
Les premières études
remontent d'ailleurs à la fin du 19è siècle,
mais c'est surtout dans la première moitié du 20è
siècle que l'embryogenèse de l'oursin Paracentrotus
lividus a été aprofondie tant sur le plan descriptif
qu'expérimental, avec l'embryologiste suédois
Sven Hörstadius.
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- Comme pour tous les groupes animaux présentant un intérêt
pour l'étude du développement embryonnaire, la tendance
actuelle est de restreindre ces études à quelques espèces
servant de système modèle. Chez les échinodermes,
les oursins (échinides) et les étoiles de mer (astérides)
ont toujours été privilégiés par les chercheurs.
Parmi les échinides, on dispose de nombreuses données
sur le développement de quelques espèces telles que :
Paracentrotus lividus, Arbacia punctulata et Lytechinus
variegatus. Paracentrotus lividus présente également
un intérêt culinaire et correspond à l'espèce
la plus répandue sur nos côtes (Fig.2). Parmi les
astérides, Asterias rubens (l'étoile de mer de
nos côtes) et Marthasterias glacialis font partie des espèces
les mieux connues.
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Figure 2. L'oursin commestible
de nos côtes, Paracentrotus lividus. |

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- Les étapes que nous étudierons
sont successivement :
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Sites
web sur la biologie des échinodermes
Biodiversité des
oursins
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Les images proviennent de documents du service
d'enseignement de Biologie du Développement de l'Université
Pierre et Marie Curie-Paris 6, 9 quai Saint-Bernard, Paris 5è
(Photos Jean Desrosiers) et de documents personnels. La photo de la
figure 4 a été obligeamment prêtée par
le Professeur Gérard Peaucellier de l'Observatoire Oceanologique
de Banyuls-sur-mer. La photo de la figure 26 a été aimablement
communiquée par le Dr. Christian Gache (Observatoire
Oceanologique 06234 Villefranche-sur-Mer cedex). La figure 61 a été
modifiée à partir d'une photo appartenant au ProfesseurClaude
Carré (Observatoire Oceanologique 06234 Villefranche-sur-Mer
cedex)
Je tiens à remercier les collègues pour leur aide précieuse,
notamment, Gérard Peaucellier, Professeur ,Jean Pierre Féral
DR CNRS (Laboratoire Arago BP 44, 66651 Banyuls-sur-mer Cedex) ; Nadia
Ameziane Maître de conférences , (Laboratoire de Biologie
des Invertébrés Marins, 55 rue Buffon,Paris 75005) ;
Christian Gache, DR CNRS ; Claude Carré, Professeur (Observatoire
Oceanologique 06234 Villefranche-sur-Mer cedex) ; Brigitte Ciapa,
DR CNRS (UMR 7622-Laboratoire de Biologie du Développement,
Université Pierre et Marie Curie-Paris 6, 9 quai Saint-Bernard,
75005 Paris) ; Bruno David, DR CNRS ( Centre des Sciences de la Terre
6, bd. Gabriel F - 21000 DIJON).
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