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L'espace gazeux, une généralité chez les plantes
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Un réseau complexe de méats et de lacunes aérifères
existe chez de très nombreuses plantes. Il est particulièrement
développé chez les plantes aquatiques chez lesquelles
il joue plusieurs rôles importants (squelette hydrodynamique,
structure de flottaison, réserve gazeuse pour les échanges
physiologiques) mais existe aussi chez la plupart des plantes terrestres.
Plus discret, il constitue un espace intercellulaire qui met en
relation la plupart des cellules. Naturellement, il joue un rôle
important dans les échanges gazeux de la photosynthèse
et de la vapeur d'eau.
Plantes aquatiques
L'espace gazeux joue trois rôles importants chez les plantes
aquatiques :
- la constitution d'un "squelette" hydrodynamique souple
et élastique permettant de réagir aux mouvements lents
mais puissants du milieu,
- la flottaison des organes immergés et leur port vertical
en l'absence du rôle efficace de la pesanteur (poussée
d'Archimède) qui permet le port érigé des plantes
aériennes,
- la constitution d'une réserve importante de gaz permettant
malgré la faible solubilité du gaz carbonique et surtout
de l'oxygène de pourvoir à l'alimentation des processus
fondamentaux de photosynthèse et de respiration.
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Tige d'Hippuris
: les lacunes aérifères
occupent l'ensemble du parenchyme cortical. |
Tige
de Nénuphar : un système
complexe de lacunes et de sclérites associées dans
un espace non directionnel permettant la flottaison et le port vertical. |
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Feuille de
Nymphéa : une dissymétrie
permettant la flottaison et la photosynthèse d'une feuille
flottante. |
Tige de Jonc
: une architecture tridimensionnelle remarquable
des cellules du parenchyme aérifère. |
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Plantes terrestres
Chez les plantes terrestres, les contraintes exercées par le
milieu sont traitées par l'acquisition de tissus de soutien et
de tissus conducteurs importants. Les réactions à la pesanteur
permettent aux plantes d'assurer leur verticalité par des processus
physiologiques complexes (gravitropisme). Cependant, la plupart des
plantes possèdent un réseau gazeux très bien défini.
Il se développe au niveau des méats inter-cellulaires
et permet une "communication gazeuse" entre toutes les cellules
d'un organe. Il prend une importance considérable au niveau de
la feuille puisqu'il permet la communication entre l'atmosphère
et les cellules de la plante au niveau des stomates, de l'espace sous-stomatique
et du parenchyme lacuneux chlorophyllien.
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Stomates
: de l'atmosphère aux cellules
photosynthétiques. Comment régler à la fois
les échanges de vapeur d'eau et de gaz carbonique? |
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Etude expérimentale
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