Pour comprendre comment les gaz entraient et circulaient dans le réseau
d'espace gazeux du végétal, nous avons utilisé
une technique d'infiltration sous vide et un marqueur fluorescent de
la cellulose, le calcofluor white ST.
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Schématisation
simple de la technique employée :
- Les échantillons vivants sont placés
dans une enceinte hermétique (cloche à vide) dans
l'élastomère liquide.
- Un vide poussé est réalisé
jusqu'à ce que l'ensemble des gaz contenus dans les échantillons
soient évacués (dégazage).
- Le vide est alors cassé : la solution
externe (solution de calcofluor) pénètre dans
les espaces libérés par les gaz.
- Le calcofluor se fixe sur la cellulose.
- La cellulose peut alors être observée
par sa fluorescence bleue.
- Selon la durée de l'infiltration, on
peut avoir une impression approximative de la vitesse d'entrée
du produit.
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Selon le temps d'infiltration, la pénétration du calcofluor
est variable :
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En temps court, l'infiltration
est incomplète. Le calcofluor a pénétré
par les voies les plus accessibles :
- au niveau de l'épiderme (stomates?),
- au niveau du parenchyme médullaire,
- très légèrement au niveau
des tissus conducteurs.
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En temps long, l'infiltration est maximale.Tous
les tissus pourvus de méats ont leurs parois colorées
par le calcofluor :
- le parenchyme cortica,l
- le parenchyme médullaire,
- Les tissus intermédiaires (tissus conducteurs
et procambium ne sont pas colorés).
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Pour des échantillons sectionnés, la sortie des gaz se
réalise principalement au niveau des sections et gagne ensuite
tous les tissus concernés par le continuum gazeux. Une faible
pénétration se réalise également par la
surface. Une pénétration du produit par les vaisseaux
se réalise parfois de manière aléatoire. Ces observations
confirment l'existence de ce continuum mais montrent qu'il est principalement
important dans les parenchymes cortical et médullaire.
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| La fluorescence apparait au niveau
du parenchyme sous épidermique puis se propage de méat
en méat. |
Le calcofluor diffuse ensuite à partir
des méats dans l'ensemble de la paroi cellulaire. |
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| Vue générale d'une
portion du parenchyme cortical après complète infiltration. |
Détail d'une cellule corticale.
La paroi cellulosique est complètement
colorée par le calcofluor. La fluorescence est la plus intense
au niveau des méats. |
Conclusion :
Dans le cas d'échantillons sectionnés, il semble que
la voie d'entrée la plus simple et la plus efficace se trouve
au niveau des sections, là ou le réseau est sectionné.
Les gaz sortent et le liquide pénètre à ce niveau
puis se propage dans l'ensemble des parenchymes cortical et médullaire.
Une entrée faible se réalise au niveau des stomates entre
le milieu extérieur et le réseau interne.
Dans le cas d'échantillons entiers non lésés,
la voie principale de passage semble être la voie stomatique mais
la progression est faible et lente.
Il semble donc que, même si le réseau représente
un continuum gazeux dans les parenchymes, les échanges entre
ce réseau et l'atmosphère soient relativement limités.
D'autres techniques permettent de visualiser autrement
l'espace gazeux :
Voir aussi :
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