Le contraste négatif (appelé aussi "coloration négative")
est réalisé en déposant une goutte de phospho-tungstène
sur une préparation biologique (en général une
suspension). Le tungstène est un métal lourd donc, opaque
aux éléctrons. Les structures de l'objet biologique
non colorées apparaissent
alors en clair sur un fond sombre. Cette technique a permis de mettre
en évidence des structures de petite
taille (virus, molécules protéiques, ADN, etc..).
Appliquée à une suspension de chloroplastes éclatés,
elle permet de préciser quelques éléments de structure.
Une vue générale obtenue par cette technique confirme
visuellement l'existence de thylacoïdes empilés en forme
de disques aplatis.
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Un
empilement granaire.
(Cliché : Jean Claude Roland).
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Détail
du pourtour d'un thylacoïde.
(Cliché : Jean Claude Roland).
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- Un agrandissement montre de plus l'existence de particules proéminentes
(sphères pédonculées) sur les surfaces libres
(non accolées) des thylacoïdes granaires. Ce type d'image
est historique. L'existence de ces particules sur les membranes du
chloroplaste a tout de suite fait penser qu'elles pourraient avoir
un rôle décisif dans la photosynthèse. Pour cela,
on les a appelé des "quantasomes". Il s'est avéré
rapidement qu'elles n'avaient pas de relation directe avec la lumière
et qu'il s'agissait en fait de complexes ATP-synthasiques.
D'autres microphotographies montrent des
images similaires :
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| Un étalement
des disques granaires.
(Cliché : Marcel Signol). |
Détail
: on observe les ATP-synthases
sur les bords d'un thylacoïde et sur la surface de celui-ci.
(Cliché : Marcel Signol). |
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- Cette technique fait apparaître avec précision les
particules qui se trouvent en relief à la surface des thylacoïdes.
Pour celles qui se trouvent dans la membrane des thylacoïdes,
leur détermination demande d'autres techniques :
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- Pour approfondir : les techniques
d'étude, la structure des chloroplastes des
algues, des plantes supérieures et
leur différenciation.
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