La technique de cryofracture permet de mettre en évidence les
particules protéiques contenues dans la membrane. Mieux, elle
permet de comprendre leur localisation précise dans la membrane.
Selon leur taille et leur position, elles restent attachées à
l'une ou à l'autre face de la membrane.
La cryofracture consiste à geler un échantillon dans l'azote
liquide ( -170°C), puis dans une enceinte sous vide à :
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- casser cet échantillon avec une lame ; la fracture passe
par des régions de moindre résistance, c'est à
dire au milieu de la double couche lipidique des membranes,
- vaporiser avec un angle un métal lourd qui va se déposer
de manière dissymétrique (ombrage) selon le relief
de la section (un métal lourd est opaque aux électrons),
- vaporiser du carbone sur toute la surface. Celui-ci constitue
donc un moulage de la surface englobant le dépôt
de métal,
- réchauffer l'ensemble et nettoyer pour enlever l'échantillon
biologique,
- observer la réplique (moulage de carbone et ombrage)
au microscope électronique à transmission.
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Le schéma ci-dessous permet de définir les différents
types d'hémimembranes.
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Schéma montrant comment
la fracture se réalise au niveau des différentes
membranes ;
à droite, résultat de la cryofracture. |
E : face exoplasmique (vers la lumière du thylacoïde) ;
P : face protoplasmique (vers le stroma) ;
F : fracture ;
s : stack (thylacoïdes accolés) ;
u : unstack (thylacoïdes non accolés).
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Microphotographie
d'une portion de chloroplaste de chlamydomonas obtenue par
cryofracture. On distingue
les faces protoplasmique et exoplasmique des thylacoïdes
accolés (EFs et PFs) et non accolés (EFu et
PFu).
(Cliché : Jacqueline Olive). |
L'analyse précise de tels documents demande
de la part du chercheur une très grande habitude. L'interprétation
des différentes faces n'est pas évidente pour un
profane.
Voici d'autres exemples pris chez des chloroplastes
d'épinards :
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Observation
par cryofracture d'un chloroplaste d'épinard.
(Cliché : Christiane Tuquet). |
Détail.
Les différentes faces des membranes sont clairement
visibles.
(Cliché : Christiane Tuquet).
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| Observation
par cryofracture d'une portion de chloroplaste ;
deux grana sont bien visibles.
(Cliché : Christiane Tuquet). |
Détail
d'un grana sectionné avec un certain angle. Les
différentes faces des membranes sont observées
alternativement.(
(Cliché : Christiane Tuquet). |
Cette méthode de cryofracture permet de localiser
sur les différentes faces des particules que l'on peut reconnaître
par leur taille et leur densité.
Des méthodes complémentaires permettent de déterminer
ce que sont ces particules :
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