L'étude du chloroplaste entier "in vivo"
ne permet pas d'analyser avec précision leur fonctionnement et
leur composition biochimique. Aussi, est-il nécessaire d'isoler
des fractions pures de chloroplastes en bon état pour éviter
toute contamination par d'autres organites (mitochondries, par exemple).
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Protocole schématique
d'isolement de chloroplastes. |
A partir de ce protocole, diverses procédures de purification
permettent de séparer les chloroplastes "cassés"
des chloroplastes intacts, physiologiquement actifs.
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Fraction brute
de chloroplastes isolés observés en contraste de
phase.
Les chloroplastes intacts pourvus de leur
enveloppe apparaissent brillants. Les chloroplastes "cassés"
dépourvus de leur enveloppe apparaissent sombres.
(Cliché : Christiane Tuquet). |
La séparation des chloroplastes intacts et "cassés"
peut se faire sur le principe suivant, en utilisant leur différence
de densité.
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Le culot de la
fraction brute de chloroplastes est remis en suspension dans le
tampon. On prépare des tubes à centrifugation contenant
deux couches de saccharose de concentration différente
(46 et 50%). La suspension de chloroplastes est ajoutée
et les tubes sont centrifugés. Les chloroplastes "cassés"
et intacts se séparent selon leur densité. |
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Chloroplastes "cassés".
Ils ont perdu leur intégrité.
En particulier, leur enveloppe a disparu. (Cliché : Christiane
Tuquet). |
Chloroplastes
intacts.
Leur ultrastructure est semblable à
celle qu'ils avaient "in situ". (Cliché
: Christiane Tuquet). |
A partir de la fraction pure de chloroplastes intacts de plantules
de maïs, il est possible de séparer les différents
constituants.
Pour voir : les autres
techniques d'étude des chloroplastes.
Pour connaître : l'ultrastructure
du chloroplaste des plantes supérieures.
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