- (Certaines figures interactives sont constituées
d'empilements de figures successives. Cliquez successivement sur les
figures apparues pour voir les suivantes. Certains détails peuvent
être obtenus de la même manière. Le retour au texte
s'effectue en cliquant sur la dernière figure légendée.)
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- Morphologie in vivo
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- La larve ou têtard de xénope, se caractérise par
une tête dont la grande largeur et le volume sont imposés
par le développement de la corbeille branchiale.
Ventralement, la masse viscérale dans le prolongement de la tête
et postérieurement la queue musculeuse terminée par un
processus filiforme procurent à cet animal des qualités
hydrodynamiques (cliquez sur la figure 64).
Le têtard de xénope est donc bon nageur et se déplace
rapidement (voir
l'animation).
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| Figure
64. Vue dorsale d'un têtard de xenope. |
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- En morphologie externe, certains organes recouverts de pigmentation
apparaissent nettement. Ce sont les yeux, les organes olfactifs, la
boîte crânienne (cliquez sur les
figures 64, 65, 66 et 67).
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| Figure
65. Tête de têtard en vue dorsale (haut) et de profil
(bas). |
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- La tête du têtard de xénope est transparente, ce
qui offre la possibilité de voir l'anatomie interne in vivo
en intercalant le têtard entre l'objectif de la loupe binoculaire
et la source lumineuse (cliquez sur les figures
66 et 67). Ainsi, entre le cerveau et l'oeil, le nerf optique
est nettement visible, près de la boîte crânienne,
les canaux semi-circulaires de l'oreille interne sont clairement discernables.
Les chambres de filtration de la corbeille branchiale sont également
visibles (cliquez sur la figure 66).
- La pigmentation est due à des cellules chargées de grains
de pigment et situées sous l'épiderme, les chromatophores.
Parmi ceux-ci, les mélanophores renferment un pigment brun-noir,
la mélanine. En fonction de la quantité d'éclairement,
les mélanophores peuvent se dilater ou se contracter (cliquez
sur les figures 67 et 68). La
densité importante des mélanophores au niveau de la boîte
crânienne permet de voir l'orifice épiphysaire dépourvu
de pigmentation. La glande épiphysaire située sur la face
dorsale du diencéphale (le cerveau des vésicules optiques)
est considérée comme une réminiscence d'une vésicule
optique ayant, dans le passé des vertébrés, fonctionné
comme un troisième oeil (cliquez sur
la figure 66).
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| Figure
66. Tête de têtard vue en transparence. |
Figure
67. Tête de têtard sous un éclairage intense
de façon à mettre en évidence les mélanophores
de la pigmentation. |
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| Figure
68. Vue de profil du corps du têtard de xenope. Cliquez
sur la région caudale pour voir la différence
entre les mélanophores contractés et étalés. |
- Ventralement, la transparence des tissus fait apparaître le
coeur animé de battements rapides. Le flux sanguin est propulsé
par la masse musculeuse du ventricule dans le bulbe cardiaque qui se
prolonge par les arcs aortiques bien visibles sur les animations suivantes
(cliquez sur les figures 69 et 70).
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| Figure
69. Face ventrale du têtard montrant par transparence
les deux corbeilles branchiales latérales. Au centre,
on discerne le coeur (cliquez
sur la figure pour voir l'animation). |
Figure
70. Agrandissement de la région cardiaque montrant principalement
le ventricule cardiaque prolongé par le bulbe cardiaque
puis les crosses aortiques (cliquez
sur la figure pour voir l'animation). |
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L'histologie en coupe transversale montre clairement les organes différenciés
de la larve.
- Au niveau de la tête, le grand volume buccal et la minceur des
tissus de soutien corroborent son aspect translucide (fig. 71
et 72).
- L'anatomie oculaire est classique. La rétine nerveuse montre
toutes les couches cellulaires caractéristiques de l'oeil de
vertébré (cliquez sur la figure 71). Les cellules ganglionnaires
se prolongent par des axones qui connectent la rétine aux couches
optiques du cerveau. Le point de convergence de ces axones se situe
au niveau du point aveugle (cliquez sur la
figure 71).
- Dans cette région très antérieure, le cerveau
est différencié en deux vésicule paires, le télencéphale,
homologue de nos hémisphères cérébraux (cliquez
sur la figure 71).
- Plus en arrière, une coupe transversale au niveau de l'oreille
interne montre les canaux semi-circulaires (cliquez
sur la figure 72).
- A ce niveau, le volume de la cavité du pharynx est encore augmenté
par les poches branchiales. Celles-ci sont conçues comme des
sas où le flux de l'eau entrant dans la bouche et ressortant
par les opercules, passe sur une grille composée par les branchies.
Ces dernières, réduites à de très courtes
mais nombreuses expansions, fonctionnent à la fois comme organe
respiratoire et comme filtre collecteur de particules alimentaires (cliquez
sur la figure 72).
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| Figure
71. Coupe transversale dans la tête du têtard au
niveau des yeux. |
Figure
72. Coupe transversale dans la tête du têtard au
niveau de l'oreille interne. |
- Une coupe parasagittale d'un têtard de xénope met bien
en évidence la répartition très antérieure
de la masse viscérale quasiment incorporée à la
tête. Cette disposition anatomique a pour effet de dégager
l'axe tronco-caudal pour former un organe natatoire particulièrement
musculeux (cliquez sur la figure 73).
- Au niveau de la tête, le cerveau montre la succession classique
des cinq vésicules cérébrales, à savoir,
depuis la région antérieure, le télencéphale,
le diencéphale, le mésencéphale, le métencéphale
et le myélencéphale. Cependant la croissance différentielle
de ces vésicules et l'apparition de plicatures modifient sensiblement
la disposition et l'importance relative de chacune de ces vésicules.
Notamment, comme chez tous les amphibiens, le métencéphale
ou cervelet est réduit à sa plus simple expression (cliquez
sur la figure 73).
- Ventralement, l'intestin forme des anses enroulées en spirale.
Une même coupe transversale fait donc apparaître plusieurs
sections intestinales (cliquez sur la figure
73).
- Au niveau de la queue natatoire, les muscles, issus des myotomes,
forment des unités répétitives courbées
en chevron et emboîtées successivement le long de l'axe
antéropostérieur (cliquez sur
la figure 73). Ceux-ci sont disposés de part et d'autre
de la moelle épinière et de la chorde. Dorsalement et
ventralement, le voile natatoire s'est considérablement développé
notamment dans la région postérieure (cliquez
sur la figure 73).
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| Figure 73. Coupe
parasagittale d'un têtard entier montrant l'organisation
antéropostérieure (cliquez sur la figure pour
faire apparaître les légendes). |
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Le têtard de xénope mène maintenant, une vie libre.
Il nage et se nourrit de manière autonome. Vers la fin de sa croissance,
la morphologie du têtard va se modifier. Les membres antérieurs
et postérieurs apparaissent. La queue natatoire va régresser.
Le têtard se transforme en grenouille. C'est
la métamorphose.
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