Ce mouvement est essentiellement passif.
Il dépend des particularités morphologiques de la fleur
de sauge. Les étamines sont articulées et changent de position
en fonction de la pression exercée par un insecte. Cela permet d'améliorer la pollinisation
croisée.
On peut remplacer l'insecte par un crayon ou une petite tige de bois
et ainsi provoquer le mouvement des étamines.
La corolle de la fleur de sauge (Salvia sp.) est pourvue d'une partie
horizontale pouvant servir de piste d'atterrissage à certains insectes
butineurs. Ses organes sexuels sont cachés sous un casque d'où
dépassent selon l'état de maturité, le style (femelle)
puis les étamines (mâles). L'anatomie rend difficile l'autopollinisation.
La pollinisation par les insectes favorise la pollinisation croisée.
Expérimentalement, nous avons remplacé l'insecte par un
crayon bien taillé :
|
|
|
|
|
|
|
|
L'insecte atterrit sur la fleur
et en cherchant le nectar appuie sur la pédale. |
Les étamines
basculent et déposent le pollen sur le dos de l'insecte. |
L'insecte se
retire, du pollen reste collé sur son dos. |
Lorsqu'il pénètre
une autre fleur, son dos couvert de pollen touche les stigmates
de l'autre fleur. |
Le même type d'expérience peut être réalisé
chez d'autres sauges, comme Salvia glutinosa L.
|
|
|
Mouvements des étamines
chez Salvia glutinosa. Lorsque le bâton s'enfonce dans la
corolle, les étamines s'abaissent. Si elles sont mûres,
du pollen se dépose sur le bâton. Dans la réalité,
la pénétration d'un insecte à la recherche
de nectar provoque le même mouvement. Du pollen se dépose
alors sur son dos. A la prochaine visite sur une autre fleur, il
pourra ainsi polliniser involontairement le stigmate femelle. |
Le mouvement est permis par l'articulation de l'étamine à
l'intérieur de la corolle.
| Pour voir ces mouvements
en vidéo ---------------> |
 |
 |
Ce type de mouvement, entièrement passif, favorise la pollinisation
croisée.
[Haut de la page] |