
Programme de SVT de terminale S
I - ENSEIGNEMENT OBLIGATOIRE
Notre planète, tant en ce qui concerne la géosphère que
la biosphère présente deux propriétés d'apparence
contradictoire : stabilité et variabilité. Cette contradiction
se résout par la prise en compte de la dimension temporelle. L'un des
objectifs du programme de la classe de terminale est de fournir un modèle
dynamique de la Terre aux élèves ayant opté pour la filière
scientifique. Ce modèle, pour être complet, prend en compte l'évolution
au cours du temps du système global terrestre : enveloppes fluides (abordées
en classe de seconde), enveloppes solides (définies en classe de première
S) et êtres vivants.
Le monde vivant présente une unité structurale et fonctionnelle
mais aussi une très grande diversité ; cette diversité
lui permet de se maintenir globalement au cours du temps et de s'étendre
dans l'espace. Ainsi,
– la stabilité de la biosphère s'accompagne de la variabilité
des espèces (évolution) ;
– la stabilité de l'espèce s'accompagne de la variabilité
des individus (procréation, génétique) ;
– la stabilité de l'individu s'accompagne de la variabilité
de certains de ses constituants (par exemple le système immunitaire).
Comprendre l'évolution biologique et géologique de la planète
requiert la capacité d'identifier des moments remarquables dans l'histoire
de la Terre, de les ordonner, d'évaluer leur âge et de mesurer
les durées qui les séparent.
| Introduction
: approche du temps en biologie et géologie (enseignement obligatoire,
0,5 semaine) |
L’objectif de cette partie est d’introduire le programme, de lui
donner du sens, d’en faire percevoir le fil directeur et la logique. Il
s’agit plus précisément de conduire les élèves
à s’interroger sur les différentes échelles de temps
utilisées pour comprendre l’évolution conjointe de la planète
et de la biosphère. Cette introduction s’appuie sur la perception
empirique du temps qu’ont les élèves. Elle ne constitue
en aucun cas une liste de contenus ou de notions exigibles au baccalauréat.
Toutefois, si une notion utilisée dans l’introduction est reprise
dans une autre partie du programme, elle pourra alors faire l’objet de
questions à l’examen, ces questions se cantonnant exclusivement
aux contenus et respectant les limites de la partie du programme correspondante.
Les indications ci-dessous ne sont que des propositions.
I- Questions essentielles pouvant servir d’entrée
dans le programme
- Comment la planète actuelle (avec ses habitants) s’est-elle
construite au cours du temps ? Son fonctionnement a-t-il toujours été
conforme à l’actuel ou s’est-il modifié au cours
du temps ?
- Quels sont les événements majeurs qui jalonnent cette histoire
? Quand se sont-ils produits? Comment peut-on les dater? Comment peut-on apprécier
leur durée ?
- Sur quel(s) critère(s), notamment temporel(s), peut-on définir
la stabilité ou la variabilité d’un individu, d’une
chaîne de montagne, d’une molécule, d’une espèce,
d’un domaine océanique…?
- Quelles sont les durées caractéristiques d’existence
d’un individu, d’une chaîne de montagne, d’une molécule,
d’une espèce, d’un domaine océanique…?
- Les modifications de la planète et de ses habitants sont-elles continues
ou discontinues ?
II- Méthodes et supports envisageables
- Repérer sur une frise du temps les grands événements
déjà abordés au cours des classes précédentes
en sciences de la vie et de la Terre.
- Par une recherche documentaire, faire construire une frise du temps en
y plaçant les événements couramment évoqués
dans la presse de vulgarisation scientifique et faire naître le besoin
d’une justification rigoureuse (ou d’une remise en cause) de cette
présentation.
Parmi les événements clés intéressants, on peut
citer sans les développer, les exemples suivants :
- La formation de la Terre et sa différenciation
- L’apparition de la vie
- L’apparition de l’atmosphère oxydante
- La mise en place de la tectonique des plaques
- L’apparition de la cellule eucaryote
- L’apparition de la première coquille (ou du premier squelette)
- L’apparition du premier vertébré
- L’apparition de la première plante ligneuse
- L’apparition du premier être vivant aérien
- L’apparition du premier Hominidé
- Par une recherche documentaire :
- faire classer les grands événements biologiques et géologiques
selon leur durée,
- faire naître un questionnement sur le mode d’appréciation
de la durée des phénomènes.
- Discuter sur un exemple de la continuité ou discontinuité
d’un phénomène selon l’échelle de temps utilisée
pour le décrire.
- Discuter sur un exemple de la stabilité ou de la variabilité
d’un objet, d’un mécanisme, etc. en fonction de la durée
de son observation.
Parmi les “objets” et “mécanismes” dont on peut
apprécier la durée :
- La planète Terre
- Une chaîne de montagne
- Une période glaciaire
- Une espèce
- Un individu
- Une molécule
- Une cellule
- Une réaction métabolique
- Le renouvellement du carbone de la biomasse
- Une division cellulaire
Les technologies de l’information et de la communication pourront contribuer
à l’enseignement de toutes les parties du programme, grâce
aux possibilités d’acquisition et de traitement de données
par ordinateur, de modélisation, de simulation et grâce aux ressources
en ligne, notamment sur le réseau des sites institutionnels.
| Thème
: Parenté entre les êtres vivants actuels et fossiles - Phylogénie
- Evolution (enseignement obligatoire, 3 semaines) |
A partir d’un réinvestissement de la classe de seconde (les plans
d’organisation, l’unité des constituants cellulaires et génétiques,
l’origine commune des espèces) on aborde la biodiversité
et la recherche de la parenté entre espèces (phylogenèse).
L’Homme, avec ses caractéristiques particulières, est situé
au sein du règne animal. On montre ensuite que les êtres humains
actuels appartiennent à une même espèce. On date l’émergence
de cette espèce en la resituant dans l’histoire de la Terre.
|
ACTIVITÉS ENVISAGEABLES |
NOTIONS ET CONTENUS |
| Remobilisation rapide des acquis de seconde et de première
Utilisation de pièces anatomiques pour établir les relations
de parenté entre les vertébrés.
Utilisation de logiciels permettant des comparaisons moléculaires
entre les vertébrés (hémoglobine, myoglobine).
Utilisation de logiciels établissant des arbres phylogénétiques.
Comparaisons chromosomiques et moléculaires Chimpanzé-Homme
; Gorille-Homme.
Comparaisons anatomiques entre l’Homme et le Chimpanzé :
étude des caractéristiques anatomiques en relation avec
la station bipède.
Travail sur documents (réels, moulages, photographies…) montrant
des pièces anatomiques (boîtes crâniennes, bassins)
: description, comparaison, classement.
Étude de la diversité de la répartition géographique
des groupes sanguins.
|
Les êtres vivants partagent des propriétés communes
(structure cellulaire, ADN, modalités de la réplication
et de l’expression des gènes, code génétique).
Ces propriétés traduisent une origine commune.
L’état actuel du monde vivant résulte de l’évolution.
Toutes les espèces vivantes actuelles et toutes les espèces
fossiles sont apparentées mais elles le sont plus ou moins étroitement.
La recherche de parenté chez les
vertébrés - L’établissement de phylogénies
L’établissement de relations de parenté entre les
vertébrés actuels s’effectue par comparaison de caractères
homologues (embryonnaires, morphologiques, anatomiques et moléculaires).
Les comparaisons macroscopiques prennent en compte l’état
ancestral et l’état dérivé des caractères.
Seul le partage d’états dérivés des caractères
témoigne d’une étroite parenté.
Ces relations de parenté contribuent à construire des arbres
phylogénétiques.
Les ancêtres communs représentés sur les arbres phylogénétiques
sont hypothétiques, définis par l’ensemble des caractères
dérivés partagés par des espèces qui leur
sont postérieures ; ils ne correspondent pas à des espèces
fossiles précises.
Une espèce fossile ne peut être considérée
comme la forme ancestrale à partir de laquelle se sont différenciées
les espèces postérieures.
La lignée humaine – La place
de l’Homme dans le règne animal
L’Homme est un eucaryote, un vertébré, un tétrapode,
un amniote, un mammifère, un primate, un hominoïde, un hominidé,
un homininé : ces caractères sont apparus
successivement à différentes périodes de l’histoire
de la vie.
L’Homme partage un ancêtre commun récent avec le Chimpanzé
et le Gorille. Cet ancêtre commun n’est ni un Chimpanzé
(ou un Gorille) ni un homme.
La divergence de la lignée des chimpanzés et de la lignée
humaine peut être située il y a 7 à 10 millions d’années.
Les critères d’appartenance
à la lignée humaine
Les critères d’appartenance à la lignée humaine
sont les caractères liés à la station bipède,
au développement du volume crânien, à la régression
de la face et aux traces fossiles d’une activité culturelle.
On admet que tout fossile présentant au moins un de ces caractères
dérivés appartient à la lignée humaine.
Le caractère buissonnant de la lignée
humaine
La lignée humaine est représentée actuellement par
une seule espèce.
Plusieurs espèces d’homininés ont vécu entre
6 millions d’années et 100 000 ans, époque où
apparaissent les Homo sapiens.
Ces espèces appartiennent à deux genres : les Australopithèques
et les Homo.
Les Australopithèques possèdent des caractères dérivés
de la lignée humaine en rapport avec la bipédie.
Les espèces du genre Homo possèdent en outre des caractères
dérivés crâniens marqués notamment par une
augmentation du volume crânien et une réduction de la face.
Les Australopithèques ont vécu entre 4 millions d’années
(Australopithecus anamensis) et 1 million d’années
(A. robustus). Les Homo les plus anciens (H. habilis)
sont datés de 2,5 millions d’années. Plusieurs espèces
d’Homininés ont donc vécu en même temps.
Les Australopithèques formeraient un rameau de la lignée
humaine détaché assez tôt de celui des Homo.
Les espèces fossiles actuellement datées entre 4 millions
et 1,5 millions d'années sont toutes africaines. Cela peut s’expliquer
par l’origine africaine de la lignée humaine ou par les conditions
de fossilisation exceptionnelles de la vallée du rift africain.
Les Homo erectus sont connus d’abord en Afrique (adolescent
de Turkana : 1,6 million d’années) ; ils forment un groupe
très diversifié dont l’évolution est marquée
notamment par une augmentation graduelle du volume crânien. De nombreuses
populations colonisent l’Afrique du Nord, l’Afrique du Sud,
le Proche Orient, l’Asie et l’Europe.
L’Homme de Néanderthal trouvé en Europe semble provenir
de l’évolution d’Homo erectus ayant colonisé
l’Europe.
L’origine des hommes modernes, Homo
sapiens.
Toutes les populations humaines actuelles partagent les
mêmes allèles, avec une fréquence variable.
La population ancestrale n’aurait compté que quelques dizaines
de milliers d’individus.
Homo sapiens serait une nouvelle espèce apparue en Afrique
ou au Proche Orient il y a 100 000 à 200 000 ans et aurait colonisé
tous les continents en remplaçant Homo erectus.
Limites : les arguments liés aux données sur l’ADN
mitochondrial ne sont pas au programme.
|
| Thème
: Stabilité et variabilité des génomes et évolution
(enseignement obligatoire, 6 semaines) |
Cette partie du programme s'articule directement avec les acquis des classes
de seconde et de première qu’elle complète (nature du matériel
génétique et son expression, notion de mutant et de mutation,
rôle de l'environnement dans l'élaboration du phénotype).
Elle s’appuie sur des données récentes issues des études
des génomes pour mettre en évidence deux des processus importants
de leur évolution : formation de nouveaux allèles et formation
de nouveaux gènes par mutation et duplication de gènes. Elle montre
le rôle de la reproduction sexuée dans la stabilité du génome
et dans sa variabilité.
|
ACTIVITÉS
ENVISAGEABLES |
NOTIONS ET CONTENUS |
|
Comparaison de séquences nucléotidiques et protéiques
: comparaison de différents allèles d’un gène,
comparaison des gènes d’une famille multigénique (hémoglobines
et myoglobine, gènes homéotiques, etc.).
Utilisation de logiciels de traduction pour étudier les conséquences
des mutations sur les protéines.
Étude de deux cycles biologiques : celui d’un mammifère
et celui d’un champignon ascomycète.
Comparaison de caryotypes de cellules haploïdes et diploïdes.
Observations cytologiques d'événements de méiose
et de fécondation.
Interprétation de caryotypes présentant une trisomie libre
du chromosome 21.
Analyse de résultats de test-cross chez un organisme diploïde
(cas d’un et de deux couples d’allèles).
Réalisation, observation et analyse de préparations microscopiques
d'asques (cas d’un couple d’allèles).
Étude de l’exemple du paludisme et de la fréquence
de l’allèle ßS de la globine ou du mélanisme
de la phalène du bouleau.
Comparaison de molécules homologues de différentes espèces,
ayant les mêmes propriétés.
Exemple : les hémoglobines de mammifères.
Comparaison des caractères crâniens du foetus de Chimpanzé
et du foetus humain.
Acquisition plus tardive du caractère opposable du pouce chez le
Chimpanzé que chez l’Homme.
Comparaison de la durée du développement embryonnaire du
système nerveux central de l’Homme et du Chimpanzé.
|
L'apport de l'étude des génomes
: les innovations génétiques.
Au sein d’une espèce, le polymorphisme des séquences
d'ADN résulte de l’accumulation de mutations au cours des
générations. Suivant leur nature et leur localisation, les
mutations (substitution, addition ou délétion d’un
ou de plusieurs nucléotides) ont des conséquences phénotypiques
variables.
Au sein du génome d’une espèce, les similitudes entre
gènes (familles de gènes) sont interprétées
comme le résultat d’une ou plusieurs duplications d’un
gène ancestral.
La divergence des gènes d’une même famille s’explique
par l’accumulation de mutations. Dans certains cas, ces processus
peuvent conduire à l’acquisition de gènes correspondant
à de nouvelles fonctions.
Les innovations génétiques sont aléatoires et leur
nature ne dépend pas des caractéristiques du milieu.
Limites :
Les mécanismes à l'origine des mutations ou des duplications
de gènes et l’étude des différents types d'ADN
extragénique ne sont pas au programme.
Méiose et fécondation participent
à la stabilité de l'espèce.
Chez les organismes présentant une reproduction sexuée,
une phase haploïde et une phase diploïde alternent.
La méiose assure le passage de la phase diploïde à
la phase haploïde. Elle suit une phase de réplication de l'ADN
et se compose de deux divisions cellulaires successives qui conduisent
à la présence d’un lot haploïde de chromosomes
par cellule fille.
La fécondation rétablit la diploïdie en réunissant
les lots haploïdes des gamètes d’une même espèce.
Des perturbations dans la répartition des chromosomes lors de la
formation des gamètes conduisent à des anomalies du nombre
des chromosomes.
Limites :
L’étude de l’ovogenèse et de la spermatogenèse
n’est pas au programme.
L’étude des cycles autres que ceux d’un mammifère
et d’un champignon ascomycète n’est pas au programme.
Les mécanismes cellulaires et moléculaires de la fécondation
ne sont pas au programme.
Les différentes étapes de la prophase de la première
division de méiose ne sont pas au programme.
Méiose et fécondation sont
à l'origine du brassage génétique.
La variabilité allélique se manifeste au sein de l’espèce
par une hétérozygotie à de nombreux locus.
La variabilité génétique est accrue par la réunion
au hasard des gamètes lors de la fécondation et par les
brassages intrachromosomique et interchromosomique lors de la méiose.
Le brassage intrachromosomique, ou recombinaison homologue par crossing-over,
a lieu entre chromosomes homologues appariés lors de la prophase
de la première division de méiose.
Le brassage interchromosomique est dû à la migration indépendante
des chromosomes homologues de chaque paire lors de l'anaphase de la première
division de méiose.
Limites :
Les mécanismes de crossing-over, les calculs de distance génique
et les termes de post-réduction et de pré-réduction
ne sont pas au programme.
Étude de trois exemples de relations
entre mécanismes de l’évolution et génétique.
Les innovations génétiques peuvent être favorables,
défavorables ou neutres pour la survie de l’espèce.
- Parmi les innovations génétiques seules celles qui affectent
les cellules germinales d’un individu peuvent avoir un impact évolutif.
Les mutations qui confèrent un avantage sélectif aux individus
qui en sont porteurs ont une probabilité plus grande de se répandre
dans la population.
- Des mutations génétiques peuvent se répandre dans
la population sans conférer d’avantage sélectif particulier
(mutations dites neutres).
Limites :
Les mécanismes de la dérive génique ne sont pas au
programme.
- Des mutations affectant les gènes de développement (notamment
les gènes homéotiques) peuvent avoir des répercussions
sur la chronologie et la durée relative de la mise en place des
caractères morphologiques. De telles mutations peuvent avoir des
conséquences importantes. |
| Thème
: Procréation (enseignement obligatoire, 6 semaines) |
Les mécanismes cellulaires de la méiose et de la fécondation
sont apparus au cours du temps en association avec des phénomènes
physiologiques et comportementaux (reproduction sexuée et sexualité).
On aborde les problèmes en se plaçant dans la perspective d’une
étude développementale : dans le prolongement de l’étude
du génotype au phénotype du programme de première S, on
envisage les mécanismes en jeu dans la réalisation du phénotype
sexuel à partir du génotype.
Les notions étudiées en classe de première sur les caractéristiques
d’un système de régulation à propos de la glycémie
sont réinvesties pour l’étude d’une régulation
plus complexe (trois niveaux de régulation : gonades, hypophyse, hypothalamus).
Cette étude permet d’aborder les notions de neurohormone sécrétée
par l’hypothalamus, de rétroactions hormonales, de cycle menstruel,
de puberté et de ménopause.
Les Hominidés se différencient des autres mammifères par
une dissociation partielle entre sexualité et reproduction.
La connaissance des mécanismes régulateurs du cycle menstruel
permet la maîtrise de la procréation qui par certains de ses développements
pose des problèmes éthiques.
|
ACTIVITÉS ENVISAGEABLES |
NOTIONS ET CONTENUS |
|
Dissection de l'appareil génital de la souris mâle et femelle.
Exploitation de données concernant l’évolution des
phénotypes sexuels mâle et femelle au cours du développement
du foetus.
|
La reproduction sexuée (méiose, fécondation) apparaît
dès les eucaryotes unicellulaires. Dans le groupe des vertébrés
chez les mammifères placentaires, elle se caractérise par
l'acquisition de la viviparité.
Limites :
Seule la reproduction sexuée chez les mammifères placentaires
est au programme.
Du sexe génétique au sexe
phénotypique.
Chez les mammifères les structures et la fonctionnalité
des appareils sexuels mâle et femelle sont acquises en quatre étapes
au cours du développement :
- 1ère étape : stade phénotypique
indifférencié. Mise en place d’un appareil
génital indifférencié dont la structure est commune
aux deux sexes (génétiquement XX et XY).
- 2ème étape : du sexe génétique
au sexe gonadique.
- sur le chromosome Y, au cours du développement précoce,
le gène Sry est activé et donne naissance à
la protéine TDF, signal de développement des gonades
en testicules : acquisition du sexe gonadique mâle.
- sur le chromosome X, il n’y a pas de gène Sry. En
absence de la protéine TDF les glandes deviennent des ovaires
: acquisition du sexe gonadique femelle.
- 3ème étape : du sexe gonadique
au sexe phénotypique différencié. La mise
en place du sexe phénotypique mâle se fait sous l’action
des hormones testiculaires et de l’hormone antimullerienne. Celle
du sexe phénotypique femelle s’effectue en absence de ces
hormones.
- 4ème étape : la puberté.
L’acquisition de la fonctionnalité des appareils sexuels
mâle et femelle et des caractères sexuels secondaires se
fait sous le contrôle des hormones sexuelles (testostérone
chez le mâle, oestrogènes chez la femelle).
|
Observations microscopiques de spermatozoïdes et de coupes de testicules
de mammifère.
Étude comparée des variations des concentrations plasmatiques
de testostérone et de gonadostimulines.
Établissement du schéma fonctionnel du système de régulation
de la testostéronémie.
Observation microscopiques de coupes d'utérus.
Observation microscopiques de coupes d'ovaires.
Observation d’encéphales de mammifères permettant la
localisation de la région hypothalamique et de l’hypophyse.
Analyses d'expériences relatives au rôle endocrine des ovaires
et au contrôle exercé par le complexe hypothalamo-hypophysaire
(vidéos, logiciels…).
Études des courbes montrant le synchronisme des variations des concentrations
plasmatiques d’hormones ovariennes et hypophysaires au cours du cycle
menstruel. |
Régulation physiologique de l’axe
gonadotrope : intervention de trois niveaux de contrôle
• Chez l’homme
Activité testiculaire.
Les testicules produisent des spermatozoïdes et de la testostérone
de manière continue de la puberté jusqu’à la
fin de la vie.
L’homéostat de la testostéronémie est indispensable
à la fonctionnalité de l’appareil sexuel mâle.
Contrôle par l’hypothalamus.
La sécrétion de testostérone ainsi que la production
de spermatozoïdes sont déterminées par la production
continue des gonadostimulines hypophysaires -FSH et LH– induite par
la sécrétion pulsatile de GnRH, neurohormone hypothalamique.
La GnRH est sécrétée sous l’influence de stimulus
d’origine interne ou externe.
La testostéronémie est détectée en permanence
par le complexe hypothalamo-hypophysaire.
La testostérone exerce sur ce complexe une rétroaction négative
: ainsi, la testostéronémie est constante.
• Chez la femme
Le complexe hypothalamo-hypophysaire détermine et règle de
façon cyclique, de la puberté à la ménopause,
la sécrétion des hormones ovariennes, ce qui a pour conséquence
le fonctionnement cyclique des organes cibles de ces hormones. Cette coordination
aboutit à réunir les conditions optimales d'une fécondation
et d'une nidation.
Cycle utérin : modifications structurales
et fonctionnelles permettant l'implantation de l'embryon.
Cycle ovarien : l'évolution cyclique
des follicules ovariens entraîne la sécrétion également
cyclique des oestrogènes et de la progestérone. Les organes
cibles de ces hormones, utérus en particulier, évoluent donc
aussi de façon cyclique.
Contrôle par l’hypothalamus : cette
évolution est sous le contrôle de la sécrétion
gonado-stimulines hypophysaires - FSH et LH - elle-même permise par
la sécrétion pulsatile de GnRH, neurohormone hypothalamique
qui comme chez l’homme est sécrétée sous l’influence
de stimulus d’origine interne ou externe. L'événement
majeur du cycle est la libération brutale de LH, qui provoque l'ovulation.
Le caractère cyclique de la sécrétion des gonadostimulines
est lié à des rétroactions négatives et positives
entre ovaire et complexe hypothalamo-hypophysaire (mise en jeu d’un
servo-mécanisme). |
Observation d’électronographies de glaire cervicale.
Utilisation de tests de grossesse.
Exploitation de résultats de castrations, greffes, injections.
Analyse de documents concernant des contraceptifs et des contragestifs oraux
(RU 486) et la pilule du lendemain.
Analyse de documents concernant des procréations médicalement
assistées.
Analyse de textes relatifs aux problèmes éthiques liés
aux progrès médicaux dans la maîtrise de la reproduction
humaine. |
Rencontre des gamètes et début
de grossesse
La rencontre des gamètes est conditionnée au moins en partie
par la qualité de la glaire cervicale. La fécondation a lieu
dans le tiers supérieur des trompes et n'est possible que pendant
une brève période après l'ovulation.
Après fécondation et nidation, la sécrétion
de l'hormone HCG par le tout jeune embryon permet la poursuite de l'activité
du corps jaune et, par conséquent, la sécrétion de
progestérone indispensable au maintien de la muqueuse utérine
au début de la grossesse.
Aspect comportemental
Il existe une relation directe entre comportement sexuel et sécrétion
hormonale.
Chez les mammifères non hominidés, l’acceptation du
mâle par la femelle est déterminée par la sécrétion
d’oestrogènes (oestrus).
Chez le mâle, le comportement de rut est dépendant de la sécrétion
de testostérone et des stimulus émis par la femelle.
Dissociation entre hormones et comportement sexuel : l'Homme est capable
de maîtriser sa procréation. Son comportement sexuel est partiellement
dissocié de son activité hormonale.
Maîtrise de la procréation.
- Régulation des naissances
La contraception hormonale féminine s'appuie sur l'ensemble des connaissances
acquises sur la régulation hormonale de la physiologie sexuelle.
La contraception hormonale masculine est encore à l'état de
recherche.
Le couple peut utiliser d'autres moyens contraceptifs pour empêcher
la rencontre des gamètes ou l'implantation de l'embryon.
- Aide médicalisée à la procréation
Le suivi de la grossesse
Pendant toute la grossesse la femme et son foetus sont médicalement
surveillés grâce à différents moyens d'investigation
(analyses sanguines, échographies et si des doutes humaine. apparaissent,
amniocentèse ou choriocentèse pour dépister une anomalie
grave du foetus).
Dans le cas de la détection d’une anomalie grave, diverses
mesures sont mises en oeuvre qui peuvent aller jusqu'à proposer une
IVG thérapeutique. Infertilité et procréation
médicalement assistée :
Différentes techniques médicales peuvent apporter des
solutions : insémination artificielle, FIVETE, ICSI. |
| Thème
: Immunologie (enseignement obligatoire, 4 semaines) |
Les défenses immunitaires sont capables de distinguer les cellules et
molécules d’un individu des éléments étrangers
ou qui le sont devenus. Elles sont capables d’éliminer ces éléments
étrangers à l’organisme.
Déjà étudiées en classe de 3ème, les réactions
immunitaires innées font partie des connaissances des élèves
et ne sont pas développées en dehors de leur action de coopération
lors des phases effectrices des réactions immunitaires acquises. Leur
importance est cependant rappelée. Les réactions immunitaires
acquises sont propres aux vertébrés, elles impliquent reconnaissance
acquise et mémoire. Leur étude est abordée à partir
d’un exemple, le SIDA, qui sert de support à des généralisations
sur les aspects fondamentaux du fonctionnement du système immunitaire.
Les notions et contenus du programme ont été rédigés
de manière exhaustive pour souligner leurs limites, dans la mesure où
l’étude du virus de l’immunodéficience humaine (VIH)
et du SIDA servent de support à l’étude de l’immunologie.
Cette partie, en prolongement de la première S, permet de réfléchir
sur le phénotype (l’adaptabilité et la variabilité
du système immunitaire) et sur son évolution au cours du temps,
résultat de l’interaction entre le génotype et l’environnement.
Cette variabilité du système immunitaire assure l’intégrité
et donc la stabilité des organismes.
|
ACTIVITÉS
ENVISAGEABLES |
NOTIONS ET CONTENUS |
|
Étude de documents concernant le VIH et le SIDA.
Réalisation d’un test de type ELISA.
Interprétation de données portant sur la caractérisation
de protéines à l’aide de la technique du Western Blot.
Utilisation de banques de données permettant d’étudier
les séquences d’acides aminés correspondant aux différentes
parties des anticorps.
Utilisation de logiciels de modélisation moléculaire montrant
les anticorps et la réaction antigène-anticorps.
Expériences montrant la formation d’un complexe antigène-anticorps
: test d’Ouchterlony.
Observation des lymphocytes en microscopie photonique et électronique.
Comparaison lymphocyte B et plasmocyte au microscope électronique.
Observation de lymphocytes T cytotoxiques en présence de cellules
cibles.
Étude de documents concernant une vaccination antivirale.
|
Une maladie qui touche le système
immunitaire : le SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise)
• Le VIH et la primo-infection
Le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) est transmis
par voie sexuelle, par voie sanguine ou au cours de la grossesse de la
mère à l’enfant.
Le VIH appartient à la catégorie des rétrovirus (virus
à ARN).
Les cellules cibles du VIH sont principalement des cellules immunitaires
: lymphocytes T4, monocytes et macrophages, ces dernières cellules
(monocytes et macrophages) jouant un rôle de véritable réservoir,
notamment dans les ganglions lymphatiques. Elles possèdent des
protéines membranaires auxquelles le virus s’amarre par l’intermédiaire
d’une protéine de son enveloppe (la plus importante de ces
protéines membranaires étant CD4), ce qui lui permet de
pénétrer dans la cellule hôte.
Limites :
L’étude des protéines membranaires - ancrages du virus
autres que le CD4- n’est pas au programme.
Une enzyme virale, la transcriptase inverse, transcrit l’ARN viral
en ADN dans les cellules infectées. Cet ADN est intégré
au génome de la cellule et s’exprime, permettant la reproduction
du virus sous forme de particules virales infectieuses et leur dissémination
notamment dans les organes lymphoïdes.
Limites : la nature, l’origine de l’enveloppe virale et
les mécanismes d’entrée, de prolifération,
de libération du virus ne sont pas au programme. Les tissus cibles
du VIH autres que le système immunitaire ne sont pas au programme.
Pendant cette période, les symptômes se limitent le plus
souvent à ceux d’une maladie virale bénigne.
• La phase asymptomatique
- Deux semaines à quelques mois après la contamination,
la présence dans le sang de différents anticorps anti-VIH
est décelée, le sujet est dit alors “séropositif
pour le VIH”.
- Apparaissent en même temps dans le sang du sujet contaminé
des lymphocytes T cytotoxiques spécifiques dirigés contre
les cellules infectées par le VIH.
- Pendant cette période asymptomatique de plusieurs années,
les défenses immunitaires restent actives mais les virus continuent
à se multiplier et le nombre de lymphocytes T4 à diminuer.
• Le sida : phase symptomatique
En absence de traitement, le nombre des LT4 baisse. Le sida se caractérise
alors par diverses maladies opportunistes.
Les processus immunitaires mis en jeu - Généralisation
Les anticorps : agents du maintien de l’intégrité
du milieu extracellulaire :
La séropositivité pour le VIH correspond à la présence
d’anticorps spécifiques, dirigés contre certaines
protéines du virus.
La synthèse d’anticorps est la signature d’une réaction
de l’organisme à la présence d’éléments
étrangers.
Les anticorps sont des effecteurs de l’immunité acquise.
Ils agissent dans le milieu extracellulaire (ou milieu intérieur)
en se liant spécifiquement aux antigènes qui ont déclenché
leur formation.
Les anticorps sont des immunoglobulines, protéines circulantes
du milieu intérieur constituées d’une partie constante
et d’une partie variable.
La spécificité des anticorps est due à la partie
variable.
La liaison antigène – anticorps entraîne la formation
de complexes immuns, favorisant l’intervention de mécanismes
innés d’élimination de ces complexes.
Limites :
Les mécanismes d’élimination sont limités à
la phagocytose.
Les cellules phagocytaires (macrophages, polynucléaires), exprimant
des récepteurs de la partie constante des anticorps, fixent par
l’intermédiaire de ces récepteurs les complexes immuns
et les éliminent par phagocytose.
Limites :
La mise en jeu des protéines du complément est hors programme.
Les anticorps sont produits par des lymphocytes B sécréteurs
ou plasmocytes.
De très nombreux clones de lymphocytes B se distinguant par leurs
anticorps membranaires qui servent de récepteurs pour l’antigène,
préexistent avant tout contact avec celui-ci.
La reconnaissance d’un antigène donné par un lymphocyte
B porteur d’un récepteur spécifique de cet antigène
entraîne la multiplication de ce lymphocyte et la formation d’un
clone de lymphocytes B ayant la même spécificité.
Les lymphocytes B obtenus se différencient en plasmocytes et en
lymphocytes B mémoire.
Dans la majorité des réactions immunitaires, cette multiplication
est dépendante d’une autre population de lymphocytes, les
lymphocytes T4 (voir 3).
Les anticorps dirigés contre les protéines virales peuvent
bloquer la pénétration des virus dans les cellules, mais
ne peuvent pas agir sur les cellules déjà infectées.
Les lymphocytes T cytotoxiques (T8) : agents du
maintien de l’intégrité des populations cellulaires
Les lymphocytes T cytotoxiques sont aussi des effecteurs de l’immunité
spécifique.
Les cellules infectées expriment à leur surface des fragments
peptidiques issus des protéines du pathogène, que n’expriment
pas les cellules saines.
Les lymphocytes T, par leurs récepteurs T spécifiques, reconnaissent
les cellules infectées.
Cette reconnaissance déclenche un mécanisme d’élimination
des cellules infectées par ces lymphocytes T cytotoxiques.
La production de lymphocytes T cytotoxiques spécifiques à
partir de lymphocytes T pré-cytotoxiques repose sur des étapes
(sélection, multiplication, différenciation, intervention
des lymphocytes T4) voisines de celles conduisant à la production
de lymphocytes B sécréteurs.
Limites :
L’étude des étapes de sélection, multiplication,
différenciation, intervention des lymphocytes T4 n’est pas
au programme.
En particulier, l’étude de la nature des récepteurs
T et des mécanismes de présentation des peptides antigéniques
par les cellules présentatrices de l’antigène n’est
pas au programme.
Le rôle du CMH est hors programme.
Dans le cas du SIDA, la destruction des lymphocytes T4 par les lymphocytes
T cytotoxiques limite la progression de l’infection virale mais
l’incorporation du génome viral dans les cellules infectées
maintient la contamination.
Les lymphocytes T4 : pivots des réactions
immunitaires spécifiques
A la suite de l’entrée d’un antigène dans l’organisme,
des lymphocytes T4 spécifiques de cet antigène se différencient
en lymphocytes T4 sécréteurs de messagers chimiques (interleukines).
Les interleukines stimulent la multiplication et la différenciation
des lymphocytes B et des lymphocytes T sélectionnés.
Limites :
Les mécanismes et les modalités de l’activation des
lymphocytes T4, en particulier la présentation de l’antigène
par les cellules présentatrices ne sont pas au programme .
Dans le cas du SIDA, la disparition des lymphocytes T4 empêche la
production d’anticorps et de lymphocytes T cytotoxiques contre des
agents microbiens variés. Ceci permet
l’apparition de maladies opportunistes.
Les conséquences de l’effondrement des défenses immunitaires
prouvent qu’en permanence les mécanismes immunitaires sont
à l’oeuvre et montrent le rôle essentiel des lymphocytes
T4 dans la majorité de ces réactions.
Les vaccins et la mémoire immunitaire
Les espoirs pour un vaccin anti-VIH.
Des vaccins ont été mis au point contre différents
virus.
Ils reproduisent une situation naturelle, celle de l’immunité
acquise contre ces virus après une première infection guérie.
Le premier contact avec l’antigène entraîne une réaction
lente et quantitativement peu importante, alors que le second contact
entraîne une réaction beaucoup plus rapide et quantitativement
plus importante.
Cette mémoire immunitaire s’explique par la formation, après
un premier contact avec un antigène, de lymphocytes B mémoire
et de lymphocytes T4 mémoire.
Ces cellules sont plus nombreuses que les lymphocytes B ou T4 vierges,
de même spécificité ; elles ont une durée de
vie plus longue et elles réagissent très rapidement lors
d’un second contact avec l’antigène.
Dans le cas du virus du SIDA, il s’agit de trouver un vaccin contre
un virus qui n’est pas vaincu par les défenses immunitaires
naturelles.
Le virus du SIDA mutant constamment, une des difficultés de la
mise au point d’un vaccin est d’identifier une protéine
invariable et accessible à la surface du virus.
Limites :
L’étude des différents types de vaccins n’est
pas au programme.
Le phénotype immunitaire : interaction entre
le génotype et l’environnement
Le phénotype immunitaire, c’est-à-dire l’ensemble
des spécificités des lymphocytes B et T à un moment
donné de la vie d’un individu (ou “répertoire”
des anticorps et des récepteurs des cellules T) résulte
d’une interaction complexe entre le génotype et l’environnement.
Grâce à des mécanismes génétiques originaux,
l’organisme produit des lymphocytes T et B
d’une infinie diversité.
Parmi ces cellules, la très grande majorité, notamment celles
qui sont potentiellement dangereuses pour l’organisme (“auto-réactives”),
sont éliminées. Celles qui subsistent sont sélectionnées
par les antigènes des cellules malades ou des pathogènes
présents.
Ces cellules sont à l’origine des clones actifs dans la défense
immunitaire.
Il en résulte un phénotype qui change sans cesse en s’adaptant
à l’environnement (variabilité).
La vaccination est un processus artificiel qui fait évoluer ce
phénotype immunitaire.
Limites :
Les causes de diversité et de formation des clones de lymphocytes
B et T ne sont pas au programme.
Les mécanismes de la délétion de clones autoréactifs
ne sont pas au programme.
|
| Thème
: Des débuts de la génétique aux enjeux actuels des
biotechnologies (enseignement de spécialité, 10 semaines) |
| ACTIVITÉS
ENVISAGEABLES |
NOTIONS ET CONTENUS |
|
Réalisation d’une dissection florale en relation avec la
technique expérimentale de Mendel.
Observation d’un fruit et d’une graine.
Analyse d’expériences relatives au monohybridisme et au dihybridisme
dans la perspective des travaux de Mendel.
Constat du parallélisme entre le comportement des chromosomes et
celui des facteurs héréditaires.
Étude de résultats de croisements chez la drosophile dans
le cas de l’hérédité liée au sexe et
interprétation des résultats dans le cadre de la théorie
chromosomique.
Réflexions sur la valeur heuristique d’une théorie
scientifique.
Localisation de trois gènes sur un chromosome à partir de
données expérimentales.
Digestion de l’ADN par des enzymes de restriction et électrophorèse.
Étude d’ exemples d’organismes génétiquement
modifiés pour la résistance aux insectes et la production
de molécules pharmacologiques.
Dans un texte ou une étude expérimentale, repérer
les problèmes soulevés par les OGM et argumenter scientifiquement.
Observation de caryotypes anormaux.
Évaluation du risque génétique dans le cas de la
trisomie 21 à partir de données statistiques (âge
de la mère, mesure de facteurs sériques).
Étude de documents sur la thérapie génique somatique.
|
Les débuts de la génétique
: les travaux de Mendel (1870)
Les travaux de Mendel reposent sur une analyse quantitative d’expériences
d’hybridation chez les plantes.
Novateurs dans leur méthodologie, ces travaux visaient à
obtenir des hybrides stables.
Dans un contexte scientifique où les gènes n’étaient
pas connus, ils ont apporté une rupture conceptuelle :
- réfutation de la notion d’hérédité
par mélange,
- introduction du concept d’hérédité particulaire
avec ségrégation indépendante des facteurs héréditaires.
La compréhension des travaux de Mendel repose sur la connaissance
des principes de la reproduction sexuée des végétaux.
Limites :
Les notions de gamétophytes mâle et femelle et de double
fécondation ne sont pas au programme.
La théorie chromosomique de l’hérédité
La redécouverte des lois de Mendel et les découvertes dans
le domaine de la cytologie à la fin du XIXe siècle conduisent
à l’émission de la théorie chromosomique de
l’hérédité (1903) par deux cytologistes et
à l’invention du mot gène.
Les travaux de l’équipe de Morgan sur la drosophile entre
1910 et 1920 corroborent la théorie chromosomique à partir
de données expérimentales. Cette théorie, qui contient
les notions d’hérédité liée au sexe,
de liaison génique et de recombinaison, permet d’expliquer
certains cas particuliers qui échappent aux lois de Mendel.
Cette théorie a permis d’établir en 1920 les premières
cartes génétiques et la notion de gène (unité
de fonction, de recombinaison, de mutation).
L’avènement de la biologie
moléculaire : une nouvelle rupture
La nature chimique du gène (ADN – double hélice),
la relation gène - protéine, les modalités de l’expression
génétique, notions déjà étudiées
dans les programmes de seconde et de première, doivent être
replacées dans une perspective historique. Elles ne sont pas au
programme en tant que telles.
La révolution technologique du début
des années 70
L’utilisation des enzymes de restriction ouvre la voie du clonage
des gènes et de leur séquençage. En contribuant à
une évolution importante du concept de gène et de la perception
du polymorphisme, elle fait entrer la génétique dans l’ère
des biotechnologies.
Les enjeux actuels des biotechnologies
La transgénèse et la construction
d’organismes génétiquement modifiés (OGM)
La capacité d’introduire dans un organisme un gène
(modifié ou étranger) conduit à la production d’un
organisme transgénique acquérant des propriétés
nouvelles.
Les biotechnologies et la génétique humaine
- Dépistage et diagnostic génétique
Les acquis de la génétique peuvent être mis en oeuvre
à différents niveaux pour identifier une pathologie d’origine
génétique, en évaluer les risques, en prévenir
les effets :
o dépistage et diagnostic d’une maladie
génique (arbres généalogiques) ;
o dépistage et signes diagnostiques de la trisomie
21.
- Un enjeu pour l’avenir : la thérapie génique somatique.
On peut pallier la déficience d’un gène par une thérapie
génique somatique . |
| Thème
: Diversité et complémentarité des métabolismes
(enseignement de spécialité, 10 semaines) |
Autotrophie et hétérotrophie ont été identifiées
en classe de seconde comme deux types majeurs de métabolismes chez les
êtres vivants.
Cette partie du programme de spécialité de la classe de terminale
S donne l’occasion d’étudier le métabolisme à
l’échelle de l’organisme et de la cellule. Elle conduit à
une meilleure compréhension des phénomènes à l’origine
de la synthèse des constituants moléculaires des cellules.
La phase photochimique de la photosynthèse et la respiration mitochondriale
sont des processus contribuant au renouvellement de molécules comme l’ATP
utilisées lors des synthèses et activités cellulaires (transports,
mouvements). L’étude de ces fonctions donne aussi l’occasion
de compléter la construction du bilan structural et fonctionnel de la
cellule en tenant compte des acquis des années précédentes,
et d’aborder l’origine d'organites tels que mitochondries et chloroplastes.
| ACTIVITÉS
ENVISAGEABLES |
NOTIONS ET CONTENUS |
|
Observation ou documentation sur la structure d’un exemple d’écosystème,
les différents êtres vivants qui constituent sa biocénose
et les relations trophiques qui existent entre eux.
Étude d’une coupe de feuille. Localisation du parenchyme
chlorophyllien et des stomates.
Étude en microscopie optique de chloroplastes.
Étude d’électronographies de chloroplastes.
Mise en évidence d'une production de matière organique et
d’O2à la lumière en présence de
CO2 par des végétaux chlorophylliens.
Séparation de pigments photosynthétiques par chromatographie.
Étude des spectres d’absorption de pigments chlorophylliens.
Comparaison du spectre d’action et du spectre d’absorption
pour un végétal.
Étude par ExAO des conditions du dégagement d'oxygène
avec des cellules ou des chloroplastes isolés.
Réaction de Hill.
Mise en évidence d’amidon dans les chloroplastes.
Mise en évidence de réserves dans des graines, des fruits,
des organes souterrains.
Observation de mouvements de cyclose.
Observation de contraction de fibres musculaires.
Étude d’électronographies de fibres musculaires.
Étude expérimentale de la respiration de suspensions cellulaires.
Étude expérimentale de la respiration des mitochondries.
Étude d’électronographies de mitochondries.
Etude expérimentale de la fermentation alcoolique.
A partir de documents, construction de schémas fonctionnels mettant
en place les relations fonctions-structures au sein d’une cellule
(utilisation des connaissances antérieures).
|
Du carbone minéral aux composants
du vivant : la photo-autotrophie pour le carbone
Dans les écosystèmes des relations trophiques s’établissent
entre les producteurs primaires autotrophes et les divers producteurs
secondaires hétérotrophes.
Les producteurs primaires de la planète utilisent le carbone du
CO2 atmosphérique pour constituer les chaînes
carbonées, bases des composants du vivant.
Le carbone se trouve à l’état oxydé dans l’atmosphère
et à l’état réduit dans la matière constitutive
des organismes vivants.
Chez les végétaux supérieurs, le CO2 de
l’air pénètre dans les feuilles par les stomates et
atteint les chloroplastes des cellules chlorophylliennes, lieu de la réduction
photosynthétique du CO2.
Le bilan des transformations (= ensemble de réactions biochimiques
catalysées par des enzymes) peut s’écrire :
6 CO2 + 12 H2•O —> C6H12O6
+ 6 •O2+ 6 H2O
La photosynthèse est la succession de deux phases :
- dans les thylakoïdes, une phase photochimique dans laquelle grâce
à la collecte des photons par les pigments, un ensemble d’oxydo-réductions
permet l’oxydation de l’eau, la production d’O2,
de composés intermédiaires RH2 et ATP (adénosine
triphosphate qui se construit à partir d’ADP et de phosphate
inorganique) ;
- dans le stroma, une phase non photochimique permet l’incorporation
et la réduction du CO2 pour la synthèse de glucides.
Elle nécessite un accepteur de CO2, de l'ATP et des
composés réduits RH2.
Limites :
La notion de facteur limitant n’est pas au programme.
Le fonctionnement des centres photosynthétiques, des chaînes
d’oxydo-réduction et de l’ATP synthase n’est
pas au programme.
Les composés glucidiques formés par la réduction
du CO2 sont exportés hors du chloroplaste vers le cytoplasme
des cellules chlorophylliennes ; ils peuvent être temporairement
stockés dans le chloroplaste sous forme d’amidon.
Dans la cellule chlorophyllienne, les produits initiaux de la photosynthèse
permettent essentiellement la synthèse de saccharose mais aussi
de tous les autres constituants chimiques des êtres vivants (glucides,
lipides, protéines, acides nucléiques…) grâce
à un apport d’ions minéraux transportés par
la sève brute.
Limites :
L’étude des mécanismes et des supports de transport
des sèves n’est pas au programme.
L’étude de l’absorption racinaire n’est pas au
programme.
L’étude des synthèses des différents constituants
des êtres vivants n’est pas au programme.
Le saccharose des cellules foliaires, en partie utilisé sur place,
est majoritairement exporté hors des feuilles vers d’autres
lieux d’utilisation telles que les cellules des zones en croissance
et celles des zones de stockage de réserve (graines et organes
de réserve, parties pérennes de la plantes, paroi cellulosique
et bois).
Les zones non chlorophylliennes d’une plante se comportent comme
des parties hétérotrophes d’un être autotrophe.
L’ATP, molécule indispensable
à la vie cellulaire
À l’exception du chloroplaste qui effectue des synthèses
à partir du carbone minéral, les activités des cellules
animales et végétales se traduisent par des synthèses
à partir de molécules organiques préexistantes (ex
: le glycogène ), par des mouvements (fonctionnement d’un
complexe actine-myosine). Toutes ces activités consomment des intermédiaires
métaboliques, en particulier de l’ATP. L’ATP n'est
pas stocké, mais régénéré aussi vite
qu'il est détruit.
Dégradation des composés organiques
et régénération des intermédiaires métaboliques
Toute cellule vivante, isolée ou non, animale ou végétale
(autotrophe et non autotrophe), régénère son ATP
en oxydant des molécules organiques par processus respiratoire
ou fermentaire.
Dans le cas d’une molécule de glucose la respiration cellulaire
peut être traduite par le bilan des transformations :
C6H12O6 + 6 •O2
+ 6 H2O —> 6 CO2+12 H2•O
La respiration comporte plusieurs réactions chimiques catalysées
par des enzymes.
Au cours de ces réactions, la matière carbonée est
minéralisée sous forme de CO2.
- La première étape est l’oxydation du glucose en
pyruvate ; elle s’accompagne de la production de composés
réduits R'H2 (proches des composés RH2
fabriqués au cours de la photosynthèse). Elle se déroule
dans le hyaloplasme. L’énergie libérée permet
par couplage la synthèse de deux molécules d’ATP par
molécule de glucose oxydé.
- La deuxième étape se déroule dans la matrice des
mitochondries. C’est une série de décarboxylations
oxydatives, à partir du pyruvate, qui s’accompagne de la
production de composés réduits et de synthèse d’ATP.

- La dernière étape se déroule dans les crêtes
de la membrane interne des mitochondries.
C’est l'oxydation par le dioxygène, des composés réduits
produits dans les étapes précédentes. Elle est couplée
à la production d'une importante quantité d’ATP.
Par contraste avec l’oxydation complète du substrat liée
aux mitochondries, une oxydation incomplète est possible par fermentation.
Elle produit un déchet organique, reste du substrat réduit
non totalement oxydé lors du processus dégradatif. Cette
fermentation permet un renouvellement peu efficace mais réel des
intermédiaires métaboliques, ce qui autorise dans le cas
de la fermentation alcoolique, une vie sans oxygène.
Limites :
Les fermentations autres que la fermentation alcoolique ne sont pas au
programme.
Bilan structural et fonctionnel d’une
cellule vivante
Toute cellule vivante est constamment soumise à
un bilan d’entrée et de rejet de matière, qu’accompagnent
des conversions énergétiques.
La cellule eucaryote est formée de compartiments dans lesquels
se déroulent des réactions métaboliques particulières,
catalysées par des enzymes spécifiques. La mitochondrie
et le chloroplaste proviennent probablement de bactéries qu’une
cellule hôte ancestrale aurait adoptées comme endosymbiotes.
Le noyau, par l'information génétique qu'il contient, dirige
la synthèse des protéines, et donc
des enzymes nécessaires au métabolisme de la cellule.
|
Un déplacement de la classe hors du lycée
(travail sur le terrain, dans un laboratoire, dans un musée…) pourra
être éventuellement organisé.
Il aura pour objectif de mettre en application les méthodes initiées
en classe de première mais également de :
- servir de support à un questionnement à partir duquel sera
traité un aspect du programme ;
- valider un modèle proposé et présenté en classe,
et servir d’exercice d’évaluation ;
- fournir l’occasion d’une ouverture de la discipline.