Dossier

Des pilules pour la contraception d'urgence et l'avortement : Lévonorgestrel et RU-486 (Mifépristone)

Gilles Furelaud, David Germanaud
Article publié en décembre 2002

Avoir un enfant quand on le désire est actuellement considéré comme un droit pour de nombreuses femmes. Ainsi, en l'an 2000, deux femmes françaises sur trois (dans la tranche d'âge 20 - 44 ans) utilisaient un moyen de contraception. Toutefois, de nombreuses grossesses non désirées surviennent encore, ce qui conduit à un nombre important d'Interruptions Volontaires de Grossesse (IVG) en France :

Année
IVG
Naissances
1997
205 000
748 000
2000
220 000
730 000

Les grossesses non désirées peuvent être particulièrement traumatisantes chez les adolescentes (10 000 en 1998, la moitié conduisant à une IVG)... Des méthodes de contraception d'urgence, appliquées après un rapport sexuel non protégé, existent depuis longtemps et permettent de limiter ce nombre de grossesses non désirées, en complément des modes de contraception traditionnels. Il s'agit de méthodes physiques, comme la pose d'un stérilet en urgence, ou plus fréquemment de méthodes hormonales.
La principale molécule utilisée aujourd'hui, avec succès, dans cette indication est le lévonorgestrel, un progestatif de synthèse. Par ailleurs, un antiprogestatif, la mifépristone (RU-486), utilisée avec succès comme contragestif dans la réalisation des IVG précoces, a fait lui aussi la preuve de son efficacité comme contraceptif d'urgence.

Ce dossier présente et compare ces deux molécules, leurs modes d'actions et leurs utilisations, en France et dans le monde.

Sommaire

  1. Progestérone et molécules proches
  2. La contraception d'urgence : diverses méthodes hormonales
  3. RU-486 et IVG
  4. Modes d'action du lévonorgestrel et du RU-486
  5. Petit bilan

Quelques résultats expérimentaux :

Contact :

Professeur Lafleur

Remerciements

Merci aux membres du laboratoire Biologie et Multimédia pour leur relecture et commentaires.