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3 - Cycle du VIH
Gilles Furelaud et Benjamin Pavie
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Le virus du SIDA présent dans le sang est capable de se fixer
à des cellules particulières du système immunitaire : les
lymphocytes T4. Ces lymphocytes sont ainsi nommés, car porteurs
de la protéine transmembraire CD4. La fixation du virus à
ces cellules fait intervenir CD4 (reconnu par la protéine gp120 du virus),
ainsi que d'autres protéines membranaires (les co-récepteurs)
(voir "entrée du virus"). A partir de cette fixation, le matériel
génétique du VIH peut pénétrer dans le
lymphocyte.
Il est à noter que le VIH peut en fait infecter de nombreux types
cellulaires différents. Nous nous limiterons ici (conformément
aux programmes de TS) à l'exemple des lymphocytes T4.
Une fois dans le cytoplasme, l'ARN du virus est rétrotranscrit
en ADNc double brin. Cet ADNc pénètre dans le noyau, et
s'intègre au génome de la cellule hôte. L'expression des
gènes du virus permet alors la fabrication des protéines du virus.
Assemblées, elles permettent la formation de nouveaux virions,
qui bourgeonnent de la cellule, en s'entourant au passage d'une membrane
(héritée de la cellule infectée). Ceci permet la libération
de nouveaux virus dans le sang de l'organisme infecté.
Il est à noter que l'expression du génome viral se réalise
grâce à la machinerie de transcription (puis de traduction) de
la cellule infectée.
Le schéma ci-dessous résume ce cycle. Les
légendes sont détaillées juste en dessous.
Vous pouvez aussi visualiser une animation présentant ce cycle
: cliquez ici, ou sur
le schéma.
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légende
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| (1) attachement Le virus se fixe sur le lymphocyte T4, par reconnaissance entre la protéine virale gp120 et la protéine CD4 du lymphocyte (ainsi qu'un co-récepteur). |
(5) traduction Après avoir été transcrits par l'ARN polymérase de la cellule, les ARN messagers viraux sont traduits en trois précurseurs protéiques. Ces précurseurs sont clivés par des protéases, pour donner les différentes protéines du virus. |
| (2) pénétration Les deux membranes (du virus et du lymphocyte) fusionnent, ce qui permet la pénétration de la nucléocapside (les deux capsides + le matériel génétique, etc.) du virus dans le cytoplasme. |
(6) assemblage Les protéines virales et l'ARN viral (transcrit par ailleurs) sont associés pour reformer des virus (sans la membrane). Les protéines virales membranaires sont intégrées à la membrane du lymphocyte. |
| (3) décapsidation Les deux capsides se dissocient, libérant l'ARN viral dans le cytoplamse. |
(7) bourgeonnement Le virus bourgeonne, emportant un fragment de la membrane plasmique du lymphocyte (qui contient uniquement les protréines membranaires virales). |
| (4) réverse transcription et intégration Grâce à la réverse transcriptase virale, l'ARN viral est rétrotranscrit en ADN double brin. Cet ADN pénètre dans le noyau, où il s'intègre au génome du lymphocyte. Il est ensuite transcrit en ARN. |
(8) libération Les nouveaux virus sont libérés dans le milieu intérieur. Ils peuvent infecter de nouveaux lymphocytes T4. |
4 - mécanismes d'entrée du VIH dans les cellules
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