Les progrès continus des études sur le développement
embryonnaire ne cessent de converger avec ceux de la génétique
et nous enseignent que
les gènes homéotiques jouent un rôle fondamental
et universel dans l'édification des embryons. Le rôle
des gènes homéotiques est d'informer les cellules
de leur position au cours de l'embryogenèse et de préciser
leur positionnement définitif dans l'embryon au cours
de la formation des organes par rapport aux axes antéropostérieur
et dorsoventral. Il est actuellement admis que des processus
de développement embryonnaires aussi différents
chez une mouche et une souris et plus généralement
la diversité du règne animal résultent de
la mise en oeuvre de gènes similaires appartenant à
la famille des gènes homéotiques.
Figure.11. Similarité de la fonction régulatrice
le long de l'axe antéropostérieur des codes Hom-C et Hox chez
la drosophile et la souris.
L'universalité du système gènétique
régulateur du développement embryonnaire amène
donc la notion, au sein du monde vivant d'une communauté
des fonctions gènétiques et laisse entrevoir la
possibilité d'une origine unique du règne animal.
Figure.12. Schéma évolutif
des gènes homéotiques Hox et Hom-C à partir
d'un ancètre commun hypothètique. Des duplications
de gènes du complexe ancestral auraient évolué
pour donner soit le complexe Hom-C à l'origine des arthropodes
(drosophile), soit le complexe Hox chez un ancêtre des
vertébrés proche du chordé actuel Amphioxus.
Au cours de l'évolution, deux duplications chromosomiques
auraientainsi créé les complexes que l'on
connaît chez les vertébrés actuels (souris).
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synthétique et plus complète du fonctionnement des
gènes homéotiques..