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Potentiel de Récepteur et Potentiel d'Action

Gilles Furelaud
D'après "le site des Neurobranchés", Dr. D. Rose

L'essentiel

De nombreux stimulus agissent sur et dans notre organisme. La détection de ces stimulus permet au corps humain d'apporter une réponse adaptée aux conditions du milieu extérieur et du milieu intérieur. Ces stimulus sont très variés, d'où l'existence d'une grande variété de récepteurs sensoriels :

- cônes et bâtonnets intervenant dans la détection de stimulus visuels;
- corpuscules de Paccini et autres mécanorécepteurs intervenant dans la détection de certains stimulus nociceptifs;
- fuseau neuromusculaire intervenant dans le réflexe myotatique;
- etc.

Une fois un stimulus détecté par une cellule nerveuse sensorielle, cette information est transmise jusqu'au système nerveux central (cerveau ou moëlle épinière) par voie nerveuse. Dans le cerveau, elle est traitée au niveau d'une aire corticale spécialisée. Cette transmission nerveuse se réalise sous la forme de trains de potentiels d'action (PA).


figure 1. Les potentiels d'actions transmette l'information correspondant au stimulus détecté par le récepteur sensoriel jusqu'au système nerveux central

L'intensité du message est codée en fréquence de potentiels d'actions: plus le stimulus est important, plus la fréquence de PA est élevée.
Remarque : certains récepteurs réagissent à la présence d'un stimulus (récepteurs toniques, ou statique, renseignant sur l'intensité et la durée du stimulus), alors que d'autres réagissent à l'apparition ou à la disparition du stimulus (récepteurs phasiques, ou dynamique). Certains récepteurs peuvent faire les deux.


figure 2. Le codage en fréquence du message

Au niveau du récepteur, toutefois, la perception du stimulus ne se traduit pas de manière immédiate par la génération de ce train de PA : La première réponse d'un récepteur est la génération d'un potentiel de récepteur (PR). A ce niveau, une différence fondamentale est le fait que ce potentiel de récepteur peut présenter une amplitude plus ou moins importante, fonction de l'intensité du stimulus. Le message, au niveau du PR, est donc codé en intensité.

Il y a donc traduction du potentiel de récepteur en un train de potentiels d'action, transmis ensuite jusqu'au système nerveux central. La fréquence de PA émis correspond (en général de manière linéaire) à l'intensité du PR généré par le stimulus.


figure 3. Le potentiel de récepteur induit la création d'un train de potentiels d'action

Il est à noter que, pour qu'un ou plusieurs PA soient générés, le PR doit dépasser une valeur d'intensité minimale : la valeur seuil. En dessous de cette valeur, la stimulation est insuffisante, et aucune information n'est transmise vers le système nerveux central.

Quelques remarques complémentaires, pour aller plus loin...

En réalité, le passage PR - PA n'est pas directe : le PR produit (au niveau d'un site plus ou moins éloigné du site "de réception" du stimulus) une dépolarisation secondaire , le potentiel générateur (PG). C'est en fait ce PG qui est capable de provoquer l'émission d'un train de PA.

Le site de "réception" du stimulus est nommé "site transducteur". Celui où le PG est créé est nommé "site générateur". Ces deux sites peuvent être situés sur une même cellule nerveuse, ou sur des cellules distinctes, selon les cas.

Pour plus de détails sur ces divers points, et sur la neurophysiologie en général, visitez l'excellent site "les Neurobranchés".

Contact :

Professeur Lafleur

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