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Thème 1 : Rédiger un texte
T.D. 2 : De l'éditeur au traitement de texte
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Mettre en forme un texte, c'est faire ressortir sa structure logique. Une
mise en forme réussie facilite l'accès à la signification du texte.
1. Objectifs
- Comprendre la notion de format de fichier ;
- Mettre en forme un texte à l'aide de styles prédéfinis.
2. Déroulement du TD
2.1. Récupération et sauvegarde du texte brut
- Se connecter(entrer son nom d'utilisateur et mot de passe) ;
- Récupérer le fichier Cellule.txt. Pour cela :
- Ouvrir la fenêtre ibm1 qui se trouve sur le bureau.
Nous pouvons, dans cette fenêtre texte, taper des commandes dans
un langage nommé "shell". L'étude des commandes de base de ce
langage fait l'objet du quatrième thème.
- Effectuer le copie du fichier en tapant la commande :
cp /home/p6ens/billoud/Cellule.txt .
Taper cette commande exactement comme ci-dessus - y compris les
blancs - et en respectant les majuscules/minuscules.
Si vous faites une erreur, un message vous avertit que la commande
ne peut pas être exécutée. Vous devez la retaper en entier.
- lancer l'éditeur KWrite, et ouvrir le document Cellule.txt ;
- Le sauvegarder sous le nom Cellule.html. Cette opération
a pour effet de créer une copie du fichier, sous un autre nom.
Profitons de cette sauvegarde pour
expliquer le principe des extensions : Le fichier que nous chargeons se
nomme Cellule.txt. Les trois lettres txt indiquent
qu'il s'agit d'un texte, et non par exemple, d'une photo ou d'un
schéma de bactérie. On appelle "extension" cet ajout au nom
du fichier, qui indique le format de ce
fichier, c'est-à-dire la façon dont les informations qu'il contient sont
codées et ordonnées. Comme nous allons mettre en forme ce
texte en utilisant le langage html, il est logique de désigner notre
nouvelle version avec cette extension
2.2. Première mise en forme en html
Le langage html nous permet de "mettre en forme" le texte de façon
logique, c'est-à-dire en désignant la nature de chaque élément
du texte. Le programme de visualisation du texte s'occupera, pour sa
part, du format physique, c'est-à-dire de l'apparence effective
du texte à l'écran.
- Lancer le programme Netscape, et ouvrir le fichier
Cellule.html.
Le texte apparaît maintenant comme une suite continue de caractères :
il n'y a même plus de sauts de ligne ! Netscape a interprété notre fichier
selon le langage html, et dans ce langage, un saut de ligne est équivalent
à un espace, comme le "blanc" que nous tapons habituellement entre deux
mots. En particulier, un saut de ligne dans notre fichier html ne désigne
pas une séparation entre deux paragraphes successifs.
Nous allons maintenant désigner le niveau logique de chaque partie du
texte, et cela se traduira automatiquement par un aspect physique
particulier. Pour cela, il nous faut ajouter des caractère, avec un code
particulier qui indique au programme de visualisation qu'il s'agit
d'indication de mise enforme et non de caractères du texte. En html, on
appelle ces codes des "balises" ou "tags".
- Ajouter la balise <html> au tout début du texte, et la balise
</html> à la fin (ces balises sont habituellement inscrites sur une
ligne séparée, mais cela n'a d'importance que pour le lecteur humain).
Ces balises indiquent aux programmes qui interprètent le texte, qu'il
s'agit de code html.
- Ajouter la balise <H1> devant le titre, et la balise
</H1> après. Cette balise (Header 1) désigne un titre de niveau 1.
Dans l'éditeur KWrite, nous devons maintenant avoir :
<html>
<H1>La naissance de la microbiologie</H1>
...
</html>
- Sauvegarder cette nouvelle version ;
- Réactualiser l'affichage dans Netscape, en cliquant sur "Recharger".
Le titre est maintenant mis en évidence. Noter que, de plus, le passage
à la ligne a été automatiquement ajouté, comme conséquence du fait
qu'il s'agit d'un titre.
Nous allons maintenant voir différentes balise, et mettre en forme l'ensemble
de notre texte. Pour visualiser le résultat des modifications, il faut à
chaque fois sauver le texte et réactualiser l'affichage.
- Comme on s'en doute, les balises pour les niveaux de titres suivants
se nomment <H2>, <H3>, etc. Mettre en <H2> les titres
internes du texte : "Découverte de la cellule", "Cellules et reproduction",
"La microbiologie".
- Nous souhaitons, à l'intérieur de chaque section, séparer notre texte
en paragraphes. Pour cela, nous pouvons utiliser la balise <P> (et son
pendant </P>) pour délimiter les paragraphes. Ainsi, un paragraphe
commence à "Dès l'antiquité..." pour se finir à "observation directe.", ce
que nous allons mettre en évidence de la façon suivante :
<P>Dès l'antiquité...
...observation directe.</P>
Noter que nous avons, dès lors, une séparation entre les paragraphes,
et ce, sans ajouter un paragraphe vide.
Nous pouvons de même consacrer un paragraphe à Robert Hooke, un à Antony
Van Leeuwenhoeck, etc.
- Pour faire générer automatiquement une liste, nous disposons de la
paire de balises <UL> ... </UL> (Unnumbered List, ou liste
non numérotée, puisqu'on peut aussi avoir une liste numérotée), qui
encadrent l'ensemble des éléments de la liste. Chaque élément de la liste
est ensuite signalé par une balise unique : <LI>. Exemple :
<UL>
<LI>les Bactéries,
<LI>les Champignons,
<LI>les levures,
<LI>les Protozoaires,
<LI>les Algues microscopiques.
</UL>
2.3. Balises spéciales
Il existe, en plus des balises que nous venons de voir, des balises qui
affectent localement l'aspect du texte :
- La balise <EM> ... </EM> (Emphasis) permet de mettre en
évidence le groupe de caractère qu'elle encadre. Par exemple, nous
pouvons mettre en évidence la référence à l'origine du texte :
<P><EM>
(source : http://www.multimania.com/acell/)
</EM></P>
Noter que nous évitons de "croiser" les balises, même si le programme de
visualisation le permet.
- La balise <B> ... </B> (Bold) écrit en gras. Faire ainsi
passer en gras les noms des illustres savants cités.
- La balise <I> ... </I> (Italic) écrit en italiques. Mettre
en italiques le titre "Micrographia".
- La balise <SUP> ... </SUP> (exposant) écrit les
caractères encadrés par la balise en exposant. Mettre en exposant le
"è" de "XIXè siècle".
- La balise <CENTER> ... </CENTER> centre le texte qu'elle
encadre. Centrer le titre général.
Si vous avez suivi toutes les indications ci-dessus, le navigateur devrait
vous présenter un texte ressemblant à ceci.
2.4. Traitement de texte
- Lancer "KWord".
- Dans la fenêtre qui s'affiche, choisir "Commencer avec un document
vide" et copier-coller la totalité du texte Cellule.txt.
Le traitement de texte permet de faire beaucoup plus de choses qu'un
éditeur : c'est un logiciel beaucoup plus "lourd".
Contrairement à l'éditeur de texte, les modifications d'aspect sont ici
conservées (stockées dans le fichier). Mais les instructions de mise en
forme, présentes dans le fichier n'apparaissent pas explicitement à l'écran.
Le résultat de l'interprétation est directement affiché à l'écran : on dit
que l'interface est de type "WYSIWYG" (What You See Is What You Get).
Lorsqu'on est en mode "Affichage des symboles de formatage", apparaissent
exclusivement sous forme de graphismes, les caractères tels que "fin de
paragraphe", "Tab" et "blanc".
- Cliquer sur le titre ;
- Choisir, dans la liste des styles, le style "Document title". Le titre
apparaît en gros caractères centrés.
Il n'est pas nécessaire de sélectionner la totalité du paragraphe, car
le style "Document title" s'applique, par nature, à un paragraphe complet.
- Traiter de la même manière les titres intermédiaires en choisissant le
style "Heading 1". Noter que ces paragraphes sont alors
automatiquement numérotés.
Si les styles par défaut ne vous conviennent pas, il vous faudra
patienter une semaine avant d'apprendre à les personnaliser.
Pour passer des caractères en gras ou italique, il faut sélectionner le
texte concerné, et cliquer sur le bouton "B" ou "I" respectivement.
Enfin, créer une liste sans numérotation, en sélectionnant les types de
micro-organismes, et en attribuant à cette portion de texte le style "Bullet
list".
3. Conclusion
Lorsqu'un texte est mis en page (quelque soit le texte et le logiciel
utilisé), sa structure est mise en évidence au moyen de "balises", qui
peuvent être visibles ou non, mais qui dans tout les cas, sont sauvegardées
avec le texte.
Le traitement de texte nous a présenté un interface plus convivale et
plus interactive que le couple éditeur-visualiseur ; mais chaque médaille
a son revers : dans certains cas, le fait de ne pas pouvoir agir directement
sur les balises de format est un handicap.