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Les textiles d'origine végétale
02-La culture du coton

 

La récolte se faisait autrefois à la main et produisait moins de déchets ; elle est maintenant mécanisée, les capsules sont arrachées. La récolte se fait à maturité du fruit lorsque les capsules éclatent et libèrent les fibres. Parfois une défoliation est effectuée pour réduire les déchets.
Au Burkina Faso, traitement par un insecticide.
(photo abcBurkina).
Aux USA, arrosage au défoliant.
Récolte à la main au Burkina Faso.
(photo abcBurkina).

Machine à récolter le coton aux USA.
Cette technique moderne permet de travailler sur 7 rangs à la fois
.

 

Hors de la capsule mûre, les fibres se dessèchent , s'aplatissent et se vrillent.
La culture du cotonnier et l'exploitation de son produit, le coton fibre, sont d'une grande importance économique pour les pays producteurs, c'est "l'or blanc " (plus de 40% des textiles mondiaux actuellement). Les pays producteurs de coton sont essentiellement :
- principaux producteurs : les Etas Unis, la CEI, la Chine, l'Inde et l'Egypte (l'Egypte produit des cotons particulièrement fins et de belle qualité);
- producteurs secondaires : l'Afrique , la Turquie, la Syrie, le Pakistan, l'Australie.

Transport du coton récolté (photo abcBurkina).
 

Rappelons que malheureusement, la production du coton est gravement préjudiciable à la nature :
- Le cotonnier est sujet à de nombreuses maladies virales, bactériennes, cryptogamiques, ainsi qu'aux attaques des insectes et acariens. Il s'en suit un usage intensif de pesticides.
- Sa culture comporte l'usage d'engrais.
- L'irrigation des cultures entraîne une forte consommation d'eau pouvant ruiner toute une région comme ce fut le cas lors de l'assèchement de la mer d'Aral.

La mer d'Aral diminue de surface en laissant autour d'elle un désert salé inculte.
(copyright Yann Arthus Bertrand/ La terre vue du ciel)

Jusqu'au début du XXème siècle, la mer d'Aral en Asie centrale était un des quatre plus grands lacs salés du monde riche en poissons. Autour d'Aralsk, l'état avait développé la culture du coton. Dans ce but, les deux fleuves qui alimentent la mer (le Syr-Daria et l'Amou-Daria) avaient été détournés et des centaines de canaux d'irrigation construits. Le coton, "l'or blanc" était produit en masse, avec, de plus, usage massif d'engrais et pesticides.
La mer d'Aral s'est dessèchée et sa surface a diminué de 75%, elle s'est scindée en deux parties, la petite Aral au Nord et la grande Aral au Sud. Aujourd'hui elle a presque entièrement disparu ainsi que sa faune et sa flore. Toute une région est ruinée, c'est un drame écologique et humain.
Une tentative gigantesque de sauvetage est en cours avec la contruction d'une digue entre les deux mers et l'aménagement du Syr-Daria, le fleuve d'alimentation le plus important. Ces travaux devraient faire monter le niveau de la petite Aral et modifier le climat et l'écologie de l'ensemble du site. Le problème est compliqué par l'existence d'une île où se déroulaient des essais d'armes biologiques par l'armée soviètique.

Evolution du bassin hydrographique de la mer d'Aral. (cliché OTAN, Division des Affaires Scientifiques)
Cliquer sur l'image pour l'obtenir l'original en grand.
Les anciens bateaux de pêche, autrefois richesse de la région, sont maintenant échoués lamentablement.
(copyright Yann Arthus Bertrand/ La terre vue du ciel)

 


 

Michèle Mosiniak, Roger Prat.

 

Nous remercions vivement de nous avoir autorisés à utiliser leurs clichés:
M. Yann Arthus Bertrand ,
http://www.yannarthusbertrand.com/

l'OTAN, Division des Affaires Scientifiques,
http://www.nato.int/science-old/f/newsletter/021001.htm

M. Maurice Oudet, responsable du site abcBurkina
http://www.abcburkina.net/index.php

Dernières modifications : 23 mai 2005
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