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Développement des échinodermes
Métamorphose de la larve auricularia

Au cours de sa croissance, la larve auricularia acquiert une morphologie externe de plus en plus complexe imposée par le développement de la bandelette ciliée. Les sinuosités de celle-ci s'accentuent et forment de nombreux méandres secondaires, ou festons.
En morphologie interne, le coelome se métamérise comme dans les trois autres groupes. Cependant, seules les vésicules gauches se développent avec cette restriction que le coelome antérieur et la vésicule à l'origine de l'ydrocoele ne se séparent pas. Du côté droit, le coelome, rudimentaire, ne subsiste qu'avec la vésicule coelomique postérieure (Fig.56).

Figure 56. Jeune larve auricularia

Les processus de métamorphose vont se porter principalement sur la double vésicule coelomique antérieure et hydrocoelienne. Celle-ci s'ouvre sur l'extérieur par un hydropore. La jonction hydrocoele-coelome antérieur s'amincit en un canal du sable. Puis l'ydrocoele bourgeonne cinq expansions radiaires qui annoncent la future symétrie pentaradiée. Parallèlement, les deux coelomes postérieurs plaqués contre l'estomac s'étendent (Fig. 57).

Figure 57. Pentamérisation de l'ydrocoele.

Par la suite, la vésicule hydrocoelienne s'allonge et se courbe pour former un arc de cercle qui tend à entourer l'oesophage. Les cinq bourgeons radiaires s'accroissent et se doublent d'une poussée de cinq autres bourgeons interadiaires (Fig.58, 59).

Figure 58. larve auricularia agée.
Figure 59. détail de la région hydrocoelienne.

La jonction de l'hydrocoele avec l'épiderme s'effectue par l'intermédiaire du canal du sable suivi du canal hydrophore. L'ensemble s'observe bien sur une vue de profil (Fig.60).

Figure 60. Auricularia vue de profil.

A mesure que la bandelette ciliée se complexifie, des portions de celle-ci entrent en contact et s'anastomosent alors que d'autres dégénèrent. Il en résulte un changement de conformation de la larve. Les fractions anastomosées de bandelettes ciliées forment maintenant des cercles parallèles, un peu comme les cercles d'un tonneau. La larve elle-même, s'arrondie et prend véritablement l'aspect d'un tonnelet. C'est la larve doliolaria (en référence à la forme de certains tuniciers planctoniques) (Fig. 61).

Figure 61. Larve doliolaria dérivée de la larve auricularia. (D'après C. Carré).

En morphologie interne, le bourgeonnement de l'hydrocoele, qui ceinture l'oesophage, s'est accentué et forme des diverticules à l'origine du système aquifère.
Enfin, la larve doliolaria subit également des transformations. Dans certaines espèces, l'hydrocoele génère également des tentacules bucaux qui, lorsqu'ils deviennent visibles, qualifient la larve de pentactula (Fig.62).

Figure 62. Larve pentactula.(D'après J. Müller).

A ce stade, la forme de la larve est proche de celle d'une holothurie.

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Michel Delarue
 
Dernières modifications : 20 octobre 2004
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