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VUE GÉNÉRALE DU NOYAU
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1Fixation simple au glutaraldéhyde

 

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L'enveloppe nucléaire, percée de pores, sépare le noyau (N) du cytoplasme (C).

Les amas de chromatine condensée sont accolés contre l'enveloppe nucléaire ou dispersés à travers tout le volume du noyau.
Bien que les chromosomes mitotiques se soient partiellement décondensés en fin de mitose, le degré de condensation reste élevé au sein de la chromatine pendant l'interphase dans le noyau d'hépatocyte.

Les amas apparaissent bordés d'une frange diffuse plus ou moins développée qui s'étale dans le nucléoplasme environnant.

A ce grandissement, on distingue des structures granulaires au contact de la chromatine dense : ce sont les grains périchromatiniens.

Il existe plusieurs nucléoles, en contact étroit avec de la chromatine condensée.

Amas de chromatine et nucléoles sont séparés les uns des autres par des travées (espaces interchromatiniens). Celles-ci sont occupées par des composants fibrillaires ou granulaires, les uns diffus, d'autres regroupés en amas (grains interchromatiniens et corps pelotonnés).
L'ensemble des espaces interchromatiniens correspond au nucléoplasme.

 

Dans le cytoplasme, en l'absence d'une postfixation à l'acide osmique :

    • les composants membranaires des mitochondries et du réticulum endoplasmique granulaire ne sont pas clairement
      identifiables ;
    • les plages de glycogène apparaissent transparentes aux électrons.

Chacun des constituants structuraux repérés ici sera détaillé à un grandissement plus élevé : cf. page d'accueil § 3.

 

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Interprétation des images et nomenclature selon l'article de référence :
Monneron A., Bernhard W., 1969. J. Ultrastruct. Res., 27, 266-288

 

REMARQUE :

Le terme "hétérochromatine" est souvent employé comme synonyme de "chromatine condensée". En réalité, le seul critère de condensation ne suffit pas à identifier ce composant des noyaux cellulaires.

Trois propriétés permettent de caractériser l'hétérochromatine :

  • condensation différentielle ou hétéropycnose : l'hétérochromatine est plus condensée que tout le reste de la chromatine du noyau. Corrélativement, la concentration de l'ADN y est plus élevée ;
  • réplication asynchrone de son ADN : l'hétérochromatine possède son rythme propre de réplication ;
  • accumulation de séquences hautement répétées, s'accompagnant le plus souvent d'une quasi-totale inertie génétique.

On voit bien que ces trois critères ne sont pas immédiatement accessibles au microscope électronique, dans les conditions d'analyse - purement morphologiques - employées couramment. Assimiler toute chromatine à l'état condensé à de l'hétérochromatine est donc réducteur, et il est avisé de s'en tenir au seul terme de "chromatine condensée", qui ne préjuge pas de la nature génétique du matériel désigné.