Toutes les cellules, animales ou végétales,
réalisent des mouvements intra-cellulaires (microtubules, chromosomes,
vésicules golgiennes, transferts membranaires, transferts nucléo-cytoplasmiques,
etc
).
La cyclose est un mouvement intra-cellulaire facilement observable
chez les végétaux.
Il a été observé classiquement dans les poils pluricellulaires
de la fleur de la misère (Tradescantia sp. (Commelinaceae)),
mais peut être observé aisément chez de nombreux matériels
végétaux comme l'épiderme d'un bulbe
d'oignon ou la feuille d'une élodée du
Canada.
Poils de Tradescantia
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| Une fleur de Tradescantia. |
Un détail montrant les
poils pluricellulaires. |
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| Poil pluricellulaire
de Tradescantia observé avec deux contrastes diffétents.
La vacuole est traversée par de nombreuses travées
cytoplasmiques contenant des organites (mitochondries par exemple)
qui se déplacent. |
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Pour voir ce phénomène
en vidéo :
- séquence A :
faible définition, 160x120 pixels, 370 KO,
- séquence B
: meilleure définition, 320x240 pixels, 1,2 MO.
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Il peut paraître difficile d'utiliser des poils de Tradescantia.
D'autres matériels plus courants donnent des résultats semblables.
Feuille d'élodée
du Canada
L'élodée du Canada (ou des espèces ou genres proches)
sont des plantes aquatiques dont les feuilles peuvent être montrées
dans l'eau, vivantes, sans dommage. D'autre part, ces feuilles sont constituées
de seulement deux couches de cellules, ce qui permet une observation aisée
au microscope.
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Rameau d'élodée. |
Cellules chlorophylliennes
d'élodée vues de face. |
Section transversale d'une
feuille d'élodée. |
Il est donc particulièrement aisé d'observer des cellules
vivantes sans aucune préparation particulière.
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| Première
séquence : une cellule marginale d'élodée.
Trois photographies prises à 10 secondes d'intervalle. Remarquez
la position de certains chloroplastes. |
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Pour voir ce phénomène
en vidéo :
- séquence A :
faible définition, 160x120 pixels, 600 KO,
- séquence B
: meilleure définition, 320x240 pixels, 1,4 MO.
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| Deuxième
séquence : détail d'une portion de cellule d'élodée.
Trois photographies prises à 10 secondes d'intervalle. Remarquez
la position de certains chloroplastes, en particulier dans la travée
cytoplasmique qui traverse la cellule au centre. |
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Pour voir ce phénomène
en vidéo :
- séquence A :
faible définition, 160x120 pixels, 610 KO,
- séquence B
: meilleure définition, 320x240 pixels, 1,6 MO.
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Epiderme de bulbe d'oignon
Un autre matériel très intéressant et facile à
se procurer est l'épiderme des écailles de certains bulbes
comme celui de l'oignon. En effet, cet épiderme constitué
naturellement d'une seule couche de cellules se détache facilement.
Les cellules ne contiennent pas de chloroplastes mais une grande vacuole,
du cytoplasme périphérique (contre la paroi), du cytoplasme
périnucléaire (autour du noyau bien visible) et de nombreuses
travées cytoplasmiques. Ce cytoplasme contient de nombreux organites
visibles (mitochondries) et des inclusions réfringentes (globules
lipidiques).
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Vue générale d'une
cellule d'épiderme d'oignon observé en contraste de
phase. |
Détail de la région
périnucléaire. On observe de nombreuses particules
(mitochondries ou globules lipidiques) autour du noyau et dans les
travées cytoplasmiques. |
Première séquence : déplacement des particules dans
la région périnucléaire. Les particules sont animées
de mouvements réguliers, moins facile à observer que chez
l'élodée à cause de leur petite taille .
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Pour voir ce phénomène
en vidéo :
- séquence A
: faible définition, 160x120 pixels,315 KO,
- séquence B
: meilleure définition, 320x240 pixels, 1,6 MO.
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Deuxième séquence
: déplacement des particules dans une travée cytoplasmique.
Trois photographies prises avec un intervalle de temps de 5 secondes. |
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Pour voir ce phénomène
en vidéo :
- séquence A
: faible définition, 160x120 pixels, 330 KO,
- séquence B
: meilleure définition, 320x240 pixels, 1,1 MO.
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Ces mouvements d'organites ne sont pas dus à une mobilité
intrinsèque des organites mais à un déplacement du
hyaloplasme grâce à des mouvements de son cytosquelette.
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