Messor arenarius

(la moissonneuse)

 

La moisson

Les fourmis du genre Messor sont strictement granivores. Durant la période estivale, les ouvrières parcourent le terrain environnant à la recherche de toute sortes de fructifications adaptées à leurs dimensions. Les fortes mandibules des ouvrières les plus grandes leur permettent de sectionner les tiges pour faire tomber les fructifications et les emporter dans la fourmilière.

Certaines de ces fructifications peuvent être énormes pour l'ouvrière et présenter un réel tour de force pour être acheminées dans la fourmillière.

Elles peuvent s'y prendre à deux fois avant qu'une des ouvrières parmi les plus costaude parvienne, non sans mal, à soulever l'objet à bout de mandibule.

Une fois dans le vestibule de la fourmilière, de longs conciliabules s'engagent entre les ouvrières, autour de ce volumineux et embarrassant paquet de graines.

Quand survient un nouvel arrivage sous la forme d'une longue gousse que l'ouvrière transporteuse prétend introduire coûte que coûte au risque de créer un embouteillage. (A partir de cette video, l'emploi du zoom numérique diminue la qualité de l'image mais permet de se rendre compte de la fréquence des contacts entre les ouvrières, notamment par les nombreux touchers d'antennes).

Quand, enfin, après de nouveaux conciliabules, la décision est prise d'engranger d'abord le premier fardeau puis la gousse remplie de graines, l'entrée de la fourmillière devient enfin accessible.