Messor arenarius

(la moissonneuse)

 

Les ouvrières, la communication et le comportement de léchage individuel

Les individus chargés de ces tâches minières comme de l'entretien et de la récolte, sont appelés des ouvrières. Chez Messor, elles sont toutes de morphologie semblable mais leurs dimensions sont très hétérogènes et peuvent varier de 4 à 15 mm. Tous les intermédiaires existent entre les grandes ouvrières dite "major" et les petites appelées "minor" comme le montre la video suivante.

La cohésion de la vie sociale des fourmis passe par la communication entre les individus. D'une manière générale, il est un fait d'observation courant de voir les fourmis se croiser en s'abordant un court instant tête contre tête avant de reprendre leur chemin. Que ce soit en sortant du nid ou en y revenant, chaque rencontre est saluée par un contact tactile mutuel de leurs antennes. Il s'agit, en fait d'un protocole de reconnaissance. En réalité, toutes les habitantes d'un même nid partagent une odeur commune qui leurs permettent de s'identifier à la même colonie. Ainsi, le comportement tactile des antennes est une façon de signifier leur identité coloniale.

Ces odeurs sont produites par des molécules associées à leur cuticule. Les antennes sont composées de trois segments. Le deuxième porte des équipements sensoriels, les sensilles, généralement impliquées dans la détection de stimulis odorifères, gustatifs, calorifiques, etc. Il est donc important que ces organes exposés au contact restent en bon état. C'est pourquoi les fourmis et notamment, Messor," nettoient" fréquemment leurs antennes ainsi d'ailleurs que leurs pattes antérieures.

"Les fourmis se nettoient sans cesse comme des chats. Un organe de nettoyage des antennes existe à l'extrémité des tibias antérieurs" (F. Bernard, 1951). Ceci explique pourquoi on les voit se passer les pattes antérieures par dessus les antennes comme un chat se passe la patte par dessus l'oreille.

Parallèlement, les pattes antérieures et les antennes "sont léchées entre les pièces bucales après s'être frotté et gratté toutes les parties du corps" (F.Bernard, 1951).