Messor arenarius

(la moissonneuse)

 

L'édification du nid

Au sortir de l'hiver, la vie de la colonie commence par la construction ou la réfection du nid ("la majorité des nids vivent plusieurs années", F. Bernard, 1951). Les ouvrières creusent des chambres reliées par des galeries, pour le stockage des graines et l'élevage des larves. Ce travail d'excavation engendre des déblais remontés à la surface. En effet, provenant des profondeurs souterraines, chaque ouvrière réapparaît à la surface portant entre ses mandibules, une boulette plus ou moins volumineuse de sable aggloméré. Ces boulettes sont confectionnées avec les mandibules et les pattes antérieures. Mais il existe également, ventralement à la tête, une rangée de soies qui retient la charge tenue par les mandibules.

Chargées de leur fardeau, elles s'éloignent de l'entrée du nid et le déposent avant de repartir creuser de nouveau. Certaines de ces boulettes peuvent être de taille respectable au point que les ouvrières les portent avec difficulté.

Après quelques jours, l'accumulation des boulettes de sables forment un monticule de forme concentrique autour de l'orifice du nid.

Talu circulaire de déblais autour de l'entrée du nid.

Souvent ces gravats affectent la forme d'un cratère volcanique égueulé dont la paroi la plus haute se trouve du côté du vent dominant.