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Dionaea (Droseraceae)

Le genre Dionaea comprend une espèce unique (Dionaea muscipula L.). Sa répartition est limitée à l'Amérique du Nord, dans la seule région à la limite du sud de la Caroline du Nord et du nord de la Caroline du Sud. (aire discontinue sur un territoire de 45000 km2). Cette espèce est en régression. Elle pousse sur des sols pauvres en sels minéraux, où l'eau est généralement accessible aux racines. Comme de nombreuses plantes carnivores, elle supporte mal la concurrence. En revanche, elle se développe bien sur des sols soumis à des feux fréquents.

Dionée Dionée
Vues de la plante entière.
Inflorescence de Dionée
Fleur de Dionée
Inflorescence et fleurs de Dionée.
Le piège ressemble à une paire de mâchoires garnies de dents. Les feuilles s'élargissent à leur extrémité pour se diviser en deux parties formant les mâchoires du piège. Chacune d'elles est munie de trois poils sensibles disposés en triangle. Au contact d'une proie, ils émettent un message électrique vers des cellules situées à la base de la mâchoire. Ces cellules perdent leur eau, diminuent leur pression de turgescence, induisent la fermeture de la mâchoire et la capture de la proie dans la poche ainsi formée.
dionée
Dionée fermée
Mâchoires ouvertes (à gauche) et fermées (àdroite).

Pour voir ce phénomène en vidéo :

  • séquence A : faible définition, 160x120 pixels, 96 KO
  • séquence B : meilleure définition, 320x240 pixels, 1,4 MO.

Cette phase de capture, rapide, précède une phase plus lente. Les bords du piège se referment plus étroitement.

Les glandes de la marge du piège sécrètent un mucus faisant office de joint d'étanchéité, permettant la constitution d'une poche étanche où se fera la digestion.
La présence, notamment d'acide urique émis par la proie, déclenche l'excrétion d'enzymes digestives contenues dans un liquide. Ce dernier est absorbé une fois la digestion finie. Il y a un cycle digestif qui s'oppose à l'activité continue des plantes à urnes. La réouverture du piège est lente. Elle est due à un phénomène de croissance.
L'efficacité du piège est renforcée, comme chez beaucoup de plantes carnivores, par des traits qui miment une fleur. En particulier les mâchoires possèdent à leur périphérie des glandes à nectar.

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Jean-Pierre RUBINSTEIN, Nabila DEVOS, Minh-Lan NGUYEN, Amélie SABOURET, Roger PRAT

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Mise en ligne : juin 2001
Dernière modification : juillet 2002