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Les plantes carnivores
Utricularia (Lentibulariaceae)

Selon Mabberlay (ouvrage cité), il existe plus de 180 espèces d'Utriculaires qui ont une répartition cosmopolite. Elles peuvent avoir un habitat aquatique ou terrestre, être épiphytes ou volubiles.
En Europe, il existe six espèces qui sont présentes en France. Les espèces françaises sont aquatiques, normalement flottantes et sans racines. Elles ont la capacité de faire des turions qui leur permettent de subsister pendant les gelées.
Certaines ramifications des feuilles portent de petites outres ou utricules (d'où le nom du genre).

Ces utricules sont des pièges actifs à succion.

Une espèce de la flore française : Utricularia sp.
Certaines des ramifications des feuilles portent des petites outres ou utricules (d’où le nom du genre) transparentes et comprimées. Chaque outre est fermée par une porte entourée de longs poils ramifiés en filaments. Ceux ci peuvent être un leurre simulant des algues.

Vue générale.
Détail d'un utricule.

Lors de l'effleurement par une proie de certains de ces filaments, l’utricule s’ouvre, se gonfle et aspire l'eau ainsi que la proie. Ces pièges n'existent donc que chez les plantes aquatiques ou de milieux humides.
L'ouverture de la trappe et l'entrée de l'animal dans la vésicule est rapide (moins de 1/500 de seconde) alors que le temps que met la plante pour reprendre sa forme originale peut durer jusqu'à une demi-heure.
Une utriculaire : observation à faible grossissement (longueur de l'urne 1,5 mm environ).

Détail d'une urne, longueur 1mm.
Schéma
Ouverture de la trappe.

L'utricule est fermé par une porte entourée de poils ramifiés qui constituent un leurre simulant des algues. L'effleurement de certains de ces poils par une proie provoque l'ouverture de l'outre et un gonflement. L'eau est aspirée ainsi que la proie.

Vue de face de la porte de l'utricule. on distingue, à gauche, la base de deux grands poils ramifiés ; à droite, deux paires de poils sensibles bien visibles sur l'image suivante.
Détail de l'image précédente.
A la base des paires de poils sensibles, sont réparties des glandes à mucilage de diverses formes.
Vue de l'intérieur de l'urne. Cette zone est recouverte de glandes quadrifides, parfois bifides qui sécrètent des enzymes digestives (éclairage en lumière polarisée).
 


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Jean-Pierre RUBINSTEIN, Roger PRAT
 
Dernières modifications : 03 mars 2005
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