Coupe transversale d'un limbe d'Oyat
 
 

Nom commun : Oyat
Nom latin :
Amnophila arenaria
Famille : Poacées (Graminée)
Type d'habitat : Ne supportant que 2% de sel dans le sol, l'oyat se développe sur la dune où elle prospère sous d'importants apports de sable. On a donc utilisé cette capacité, dès la fin du XIXème siècle, pour fixer les dunes de Gascogne.
Particularités : L'Oyat est une plante adaptée à la sècheresse.
Observations : Chaque feuille étant recourbée suivant son plan de symétrie, l'épiderme de la face supérieure, seule pourvue de stomates, ne communique avec le milieu extérieur que par une mince fente. Cette face présente des sillons et des crêtes, ainsi que de nombreux poils, l'ensemble freinant la circulation de l'air.
La feuille est presque entièrement sclérifiée ; son parenchyme chlorophyllien est réduit à l'état de minces bandes disposées sous l'épiderme supérieur et localisées uniquement sur les flancs des crêtes. C'est à leur niveau que sont localisés les stomates.
Au fond de chaque sillon, on observe les grosses cellules du tissu bulliforme responsables des mouvements foliaires.
Sous l'effet de la sècheresse, les cellules bulliformes présentes dans l'épiderme ventral perdent leur turgescence ; l'épiderme se contracte et la feuille se ferme.

La transpiration est réduite grâce au revêtement de poils épidermiques, à l'enfoncement des stomates dans les cryptes et à l'enroulement des feuilles sur leur face ventrale. Cet enroulement intervient dès que la teneur en eau de la feuille s'abaisse au-dessous d'un certain minimum caractéristique de chaque espèce. C'est la perte de turgescence des cellules bulliformes qui détermine le mouvement de la feuille, celui-ci étant réversible quand la teneur en eau de la feuille remonte.

En savoir plus sur ... L'adaptation des plantes à la sécheresse :

Les plantes peuvent réduire leurs pertes d'eau en :
- diminuant leur surface d'évaporation,
- protégeant ces surfaces (cuticule épaisse, souvent recouverte d'un dépôt cireux, épiderme doublé d'un hypoderme),
- réduisant les mouvements d'air (présence de poils),
- réduisant le nombre de stomates.


D'autres exemples de Monocotylédones : Le Muguet - La Canne à sucre - L'Aloes
Dicotylédones : Le Houx - La Callune - Le Laurier - Le Nénuphare
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Novembre 2001 © Laboratoire Biologie et Multimédia