Plusieurs types d'expériences ont montré
que la photosynthèse pouvait être découpée
en deux groupes de réactions de significations différentes
mais couplées entre elles et nécessitant des intermédiaires.
I - Expérience de
Ruben et Kamen : origine de l'oxygène
Ruben et Kamen ont recherché l'origine de l'oxygène
produit lors de la photosynthèse. Ils ont utilisé un isotope
lourd de l'oxygène (18O) à la place de l'oxygène
habituel (16O) et ils ont marqué ainsi diverses molécule
(H2O, CO2). Lorsque de l'eau est marquée
par le 18O (H218O), le dioxygène
produit par la photosynthèse devient marqué. Ils en déduisent
que c'est l'eau (H2O) qui est à l'origine du dioxygène
produit. Pour former une molécule de dioxygène, il faut
donc 2 molécules d'eau.
Ces résultats montrent que l'on peut décomposer
la réaction photosynthétique en deux groupes de réactions
:
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| Ces deux
réactions (OXYDATION de l'eau et REDUCTION du dioxyde de
carbone) sont couplées dans un ensemble complexe de réactions
d'OXYDO-REDUCTION faisant intervenir des transporteurs de protons
(H+) et d'électrons (e-). |
Si l'on considère ces deux réactions comme un transfert
d'électrons entre deux couples RedOx, on peut écrire :
On constate que la réaction n'est pas possible
spontanément car le transfert des électrons ne peut se
faire sans apport d'énergie que dans le sens des potentiels d'oxydo-réduction
(E'0) croissants. Cette réaction est en fait rendue
possible grâce à lénergie de la lumière.
Entre la réaction d'oxydation de l'eau et celle
de réduction du carbone, il existe de nombreux intermédiaires
(transport des électrons et des H+) que cette expérience
ne permet pas de mettre en évidence.
| 2 - Expériences
d'Emerson et Arnold (1932) : existence de deux types de réactions |
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Ces expériences ont été réalisées
sur des algues vertes unicellulaires (Chlorelles) en suspension.
Lincorporation du CO2 est mesuré en lumière
intermittente à l'aide d'un tube néon intense qui produit
des éclairs brefs (10 µs) séparés par des
intervalles variables dobscurité (entre 1 et 40 ms).
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| Trois séquences
schématiques montrant comment séparer des éclairs
de même durée par des intervalles obscurs variables.
Exemple pour 10 éclairs. |
Expérimentalement, chaque mesure est réalisée
pour un total de 10 000 éclairs de 10µs (soit un total
de 1s de lumière) et des durées de périodes sombres
comprises entre 100 s et 4000 s (soit un total d'obscurité compris
entre 1,6 à 64 minutes ).
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| Influence de
la durée de la période sombre sur la photosynthèse
nette de chlorelles soumises à une lumière intermittente
(éclairs de 10 µs). La durée totale de l'éclairement
est constante.
Pour un éclair de 10 µs, il faut :
- à 25 °C : une période
sombre totale denviron 20 ms (2000 fois plus importante)
pour obtenir une photosynthèse nette maximum.
- à 5°C, la durée de la période
sombre augmente, mais la photosynthèse nette maximum est
la même.
|
Conclusion : dans
les conditions de cette expérience (éclairement total
bref et saturant), il faut une période sombre importante pour
obtenir une photosynthèse maximum. Ceci suggère que des
intermédiaires sont formés à la lumière
rapidement de manière quasi insensible à la température
(réactions photochimiques) et qu'ils sont utilisés beaucoup
plus lentement par des réactions chimiques sensibles à
la température.
Remarque : dans
les conditions normales (lumière continue, ces deux groupes de
réactions dites "claires" et "sombres" se
déroulent conjointement à la lumière. Donc, il
faut préférer les termes de "réactions photochimiques"
et de "réactions biochimiques d"assimilation du CO2"
respectivement.
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3 - Expérience de Hill (1937)
: la libération de O2 nécessite un accepteur
délectrons. |
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Hill utilise une suspension de chloroplastes isolés dans un tampon
sans CO2. Il mesure les variations de dioxygène
à l'aide d'une électrode à oxygène. Il ajoute
à la préparation un accepteur artificiel d'électrons,
le ferricyanure de potassium, Fe3+(CN-)6K3
( réactif de HILL) et travaille en lumière continue.
Fe3+ (ferricyanure) +1 e- --->
Fe2+ (ferrocyanure)
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| En lumière continue,
les chloroplastes isolés en suspension dans un tampon produisent
du dioxygène (mesuré à l'aide d'une électrode
à O2) à condition qu'un accepteur d'électrons
soit ajouté. Cette réaction se réalise en l'absence
de CO2. |
Dans les conditions naturelles de la photosynthèse,
l'oxydation de l'eau s'accompagne de la réduction d'un intermédiaire
(ici remplacé par un accepteur artificiel) qui servira de donneur
d'électrons pour la réduction du CO2. "In
vivo", cet intermédiaire est le couple NADP+
/ NADPH.
En résumé, on peut compléter
le schéma précédent :
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Dans les thylacoïdes se
réalise la conversion de l'énergie lumineuse. Celle-ci
permet le transfert des électrons jusqu'au couple NADP+/
NADPH et permet la synthèse d'ATP.
Dans le stroma se réalise le cycle de Calvin qui permet la
fixation du CO2 grâce à l'utilisation de l'ATP
et du NADPH. |
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06 - Action des
facteurs externes |
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08
- Qu'est ce qu'un photosystème ? |
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Pour accéder
aux autres pages du document |
| 01 - Quels sont
les organismes autotrophes? |
13 - Structure et fonctionnement
du thylacoïde |
| 02 - Où se
déroule la photosynthèse? |
14 - Comment se forme l'ATP ? |
| 03 - Comment établir
l'équation globale de la photosynthèse? |
15 - Stucture et fonctionnement
de l'ATP synthase |
| 04 - Quels sont
les pigments de la photosynthèse? |
16 - Quel est le premier
corps formé? |
| 05 - Comment mesurer
la photosynthèse? |
17 - Les étapes
du cycle de Calvin |
| 06 - Action des
facteurs externes |
18 - La photorespiration |
| 07 - La
photosynthèse se découpe en deux groupes de réactions |
19 - Bilan |
| 08 - Qu'est
ce qu'un photosystème ? |
20 - Dans la cellule chlorophyllienne |
| 09 - Structure et
fonctionnement du PSII |
21 - Dans la plante entière |
| 10 - Le système
d'oxydation de l'eau |
22 - La photosynthèse en C4 |
| 11 - Structure et fonctionnement
du PSI |
23 - La photosynthèse des plantes
CAM |
| 12 - Le schéma en Z |
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