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Hémolyse immune
  • Introduction
La liaison d'anticorps, notamment les immunoglobulines G et M, avec des antigènes présents à la surface de cellules étrangères introduites dans l'organisme provoque l'agglutination de ces dernières par la formation de complexes immuns. Les cellules étrangères sont ainsi immobilisées mais elles ne sont pas détruites directement par les anticorps. Cependant, la liaison antigène-anticorps est susceptible de stimuler la phagocytose ou d’activer le complément, ce qui aboutit à la destruction des cellules reconnues par les anticorps. 
L’hémolyse immune est une technique de mise en évidence de l’action complémentaire des anticorps et du complément sur des cellules cibles constituées par des globules rouges étrangers. Leur destruction (hémolyse) peut être détectée à l'œil nu car elle libère l'hémoglobine dans le milieu tandis qu'en l'absence d'hémolyse les globules rouges sédimentent au fond du tube sans que l'hémoglobine soit libérée.
Le système du complément est constitué par un ensemble d’une trentaine de protéines et glycoprotéines dont la plupart se trouvent dans le sérum sanguin sous une forme inactive. Elles constituent environ 5 % des globulines sériques. 
La plupart des protéines du complément acquièrent leur activité au cours d’une cascade de réactions enzymatiques complexe. L’activation du complément peut être déclenchée par différents processus : la "voie classique" lorsqu’il s’agit de la formation de complexes immuns ; la "voie alterne", indépendante des anticorps mais dépendante de constituants chimiques présents à la surface des cellules étrangères ; la "voie lectine", également indépendante des anticorps mais dépendante d’une lectine spécifique du mannose, constituant courant des parois des microorganismes, la MBL (mannose binding lectin).
  • Aspects historiques
La découverte du complément est due au chercheur belge Jules Bordet (1870-1961) alors qu’il menait des recherches sur le vibrion cholérique (Vibrio cholerae) à l'Institut Pasteur de Paris. En 1898, il découvrit que le sérum d’un lapin immunisé contre le vibrion cholérique (antisérum) produisait la lyse des bactéries mais que cette action ne se produisait plus si l’antisérum avait d’abord été placé pendant quelque temps à la température de 56°C, température des étuves utilisées à l'époque pour maintenir la paraffine fondue. En revanche, en présence de ce sérum, les vibrions habituellement mobiles, comme leur nom l’indique, étaient immobilisés. De plus, s’il ajoutait alors à la préparation du sérum frais, non traité par la chaleur et dépourvu d’anticorps anti-vibrion, il obtenait la lyse des bactéries. 
Bordet en déduisit que l’activité lytique de l’antisérum sur les bactéries nécessitait deux composants. D’une part les anticorps anti-vibrion spécifiquement formés lors de l’immunisation et qui résistent à une température de 56°C et, d’autre part, une substance thermolabile présente en permanence dans le sérum et qu’il appela "alexine".
Le terme "complément" qui a remplacé aujourd’hui celui d’alexine a été forgé par Paul Ehrlich à la même époque. Ce dernier obtint le prix Nobel de médecine ou physiologie en 1908 conjointement avec Élie Metchnikoff  tandis que Jules Bordet le reçut en 1919.
Bordet montra également que l'action hémolytique d'un immunsérum sur des globules rouges étrangers est similaire à celle qui se produit dans l'organisme contre des bactéries. Il mit au point un test simple utilisant l’hémolyse de globules rouges de mammifères pour montrer que l’activité lytique d’un sérum vis à vis de cellules cibles nécessite simultanément la présence d’anticorps spécifiques et du complément. C’est le protocole de ce test qui est présenté ci-dessous.
  • Protocole
Remplir quatre tubes à hémolyse selon le tableau ci-dessous (volume total de chaque tube : 1,5 mL)
La composition des différentes solutions est donnée dans le tableau en bas de page.
 
 
Numéros des tubes :
Tous les volumes indiqués
dans le tableau sont donnés
en mL
1
2
3
4
Globules rouges de mouton (GRM)
0,6
0,6
0,6
0,6
Tampon
0,9
0,3
0,6
-
Sérum anti-GRM
-
0,6
0,3
0,6
Complément
-
-
-
0,3

Retourner les tubes bouchés pour mélanger les solutions sans les agiter et incuber pendant 60 minutes à l'étuve à 37°C.

  •  Résultats
Lorsqu'il ne se passe rien, les globules rouges de mouton (GRM) tombent au fond du tube et forment un culot de sédimentation rouge (tubes 1 et 3). Cependant, si des GRM restent en suspension, la solution peut être trouble et rose. 
Lorsque les GRM sont reconnus par des anticorps, ils s'agglutinent et se déposent au fond du tube en formant un culot plus important que dans le tube précédent (tube 2). Noter qu'une préparation microscopique réalisée en plaçant une goutte du culot entre lame et lamelle permet d’observer le phénomène d'agglutination au microscope. 
Lorsque les GRM sont hémolysés, l’hémoglobine se répand dans la solution qui apparaît rose et transparente (tube 4).
 
Cliquer sur l'image pour l'agrandir
   

  • Solutions
Tampon de Mayer
Diéthylmalonylurée : 1,2 g
CaCl2, 2H2O : 0,022 g
MgCl2, 6H2O : 0,1 g
NaCl : 8,3 g
Eau distillée : 1 000 mL
GRM
Suspension de globules rouges de mouton à 2 % dans le tampon de Mayer
Sérum hémolytique
Sérum de lapin hyperimmunisé contre les GRM, dilué à 40 unités par mL 
Complément
Complément de cobaye à 5 UH 50 (5 unités hémolytiques par 50 µL)

Kit hémolyse immune comportant l'ensemble des produits nécessaires (globules rouges de mouton, sérum hémolytique, complément, tampon) :
SORDALAB
ZA DES POUPETTES 
91580 VILLENEUVE SUR AUVERS 
Téléphone : 0169922672
Fax:0169922674

Produits individuels :
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